Pays riche, peuple pauvre !

Bienvenue sur le blog d’Omar Saada.

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Ces algeriens honteux !

8 décembre, 2007
Non classé | 6 réponses »

lounes écrit:

bonjour
j’ai lu tres attentivement lé mensonges que vous écrivait sur votre blog je trouve cela honteux de la part d’un citoyen algerien
je voir que vous n’avais aucun respect pour votre patrie
vous savais que le mensonge ai quelque chose de tres grave et qu’il ai puni par la loi je vous demande seulement quelque chose c’est de vous regardé dans une glace et de vous demandé si vous etre quelq’un qui ai recpectueux de son prochain ou si vous en avais rien a faire
 

pompier003 écrit:


Re-bonjour cher Mr Lounes,
Je ne veux pas polémiquer, mais je me contente de vous dire que je me regarde chaque matin dans la glace et je vous confirme, en toute modestie, que je suis très fier de moi et, surtout, d’etre algérien de père et de mère, autrement dit un vrai. Ceux qui doivent avoir honte en face d’un miroir, c’est ceux qui ont mit l’algerie des martyrs a genou et ceux qui ont vendu leurs principes à bas prix ; Les « Haggarines, les ” raffadines” et les manieurs de la brosse à reluire ( je ne fais pas allusion a vous parce que je ne vous connais pas sauf si…..). Donc, ca me rejouit enormement de denoncer, d’accuser, de critiquer et de defier, les hommelettes qui incarnent ma patrie, et ce, jusqu’a nouvel ordre
Je ne vais pas passer mon temps a defendre ce que j’écris sur mon blog, car je l’ai déjà fait tout en étant en Algérie. les algeriens ont lu plus de 300 articles de presse me concernant. Mais je crois que vous ne lisez pas la presse independante, parce qu’elle ne dit que “des betises”.
Si je dis des mensonges, prouvez le contraire a lieu de perdre votre  » precieux » temps a critiquer gratuitement une personne que vous ne connaissez pas et a cacher des vérités que meme les aveugles ont vu . Pour cela, je vous prie d’utiliser l’espace de mon blog pour dire au monde des vérités concernant l’Algérie ; Comment va son peuple ( que vous n’etes pas digne de representer), le nombre de harragas qui meurent noyé dans la mer( ce sujet a ete abordé dans le conseil des ministres tout comme le sujet du vol des telephones portables), le nombre de personnes qui se donnent la mort, qui s’immolent sur les lieux publique et a l’enceinte meme de la maison de la presse, Tahar Djaout, pour dénoncer la Hogras des traitres qui dirigent l’algerie( je ne vais pas citer de cas parcequ’il y’en a plusieurs). Le nombre de familles qui passe la nuit à la belle étoile dans toutes le villes d’Algerie (en attendant le million de logements promis par votre président). Le nombre d’algériens qui se nourissent dans les dépotoirs (alors que les richesses de l’Algérie sont capables de faire vivre aisément le monde). Le nombre d’algériens qui pensent comme vous (Ils se comptent sur les bouts des doigts)….etc etc. Sinon, je vous conseille d’ecouter chaque soir le JT de 20 heures et d’aller acheter chaque matin le journal echaab ou el-moujahed pour lire des informations qui vous  plaisent, que vous croyez.
Vous me reprochez fallacieusement de na pas respecter ma patrie. Si vous considériez que Boutef et ses sbires sont la patrie vous devez prendre, ou reprendre, le chemin de l’ecole.
Je vous demande enfin, cher Lounes ( hacha Maatoub),  de me trouver une phrase dans mon blog qui porte atteinte a l’Algerie en tant que nation.

Je ne vais rien vous rajouter car je dois aller me reposer. La personne qui use de son precieux temps pour vous repondre a beaucoup a faire. Elle travaille de 3 H a 7 H et de 8H a 16 H, y compris le samedi, a bon entendeur.
                                                                                                                                                                                                   

 

inhumés hier à Tissemsilt

Forte émotion après la noyade de 5 courageux enfants

Par : Abed Meghit ( Liberté du 9/12/2007)

Ces algeriens honteux ! 87272Venus pour laver des sacs de semoule vides dans une mare, les trois filles et deux garçons sont morts noyés en tentant de se secourir mutuellement.

Atika, 14 ans, sa sœur, Fouzia, 11 ans, leur cousin Bilel, 10 ans, et sa sœur Warda, 6 ans, et l’autre cousin El-Aïd, 9 ans, sont morts jeudi dernier par noyade. Une autre fille, Aïcha âgée de 14 ans, a failli avoir le même sort si ce n’était l’intervention de son frère Walid, qui l’a sauvée in extremis de la noyade. Ces cinq enfants de la famille Malki du douar de Hetatcha, commune de Amari (17 kilomètres du chef-lieu Tissemsilt) sont morts dans des conditions incroyables. Selon les témoins, il était environ 13h quand les 6 enfants se trouvaient au niveau d’une mare creusée par les nomades l’été dernier pour abreuver leurs bêtes et qui se trouve à 1 kilomètre environ du douar. Étant tous issus de familles vivant dans des conditions précaires, ils y étaient juste pour… laver les sacs de semoule vides pour pouvoir les réutiliser après. C’est Atika la première qui avait glissé dans l’eau profonde de deux mètres, avant que sa sœur Fouzia ne plonge pour essayer de la sauver. Voyant ses deux cousines se débattre dans l’eau, Bilel les rejoint dans l’intention de les sauver. Suivront ensuite Warda, El-Aïd et Aïcha, tous ont plongé avec la même intention de sauver leur cousin et frère. L’un après l’autre, ils ont été engloutis. Seule Aïcha en sortit “indemne”, alors que les autres vont mourir par noyade. On notera tout de même que les corps de Atika, Fouzia, Bilel et Warda ont été repêchés par les citoyens se trouvant non loin du lac, alors que la Protection civile n’a pu repêcher que le corps de El-Aïd.
L’enterrement des cinq enfants a eu lieu le lendemain du drame en présence d’une foule nombreuse et des autorités locales. Hier samedi, toutes les écoles de la commune de Amari ont observé une minute de silence à la mémoire des 5 enfants scolarisés, à l’exception de Atika.
Ce drame, qui a provoqué une profonde émotion, vient soulever plusieurs questions, et pas des moindres.
En plus du total abandon de ces populations et des conditions misérables dans lesquelles elles vivent, ces enfants, par leur sacrifice, ont surtout secoué les consciences comme nous l’a déclaré un citoyen rencontré sur place : “Ils méritent beaucoup plus qu’une minute de silence. Un deuil national est la moindre des choses. Malgré leur pauvreté et leur jeune âge, ils ont montré beaucoup plus de courage et de bravoure que la plupart des adultes. Ils nous ont donné à tous une véritable leçon.”

Abed Meghit

Commentaire a l’intention de Lounes.

Ces jeunes enfants (Rabi yarhamhoum)  - ils ne sont pas les votres certes – ont des sentiments envers autrui en essayant de s’entraider et de se secourir mutuellement, alors que les traitres que vous defendez, Lounes, n’ont aucun sentiment envers tout un peuple, notamment ces enfants innocents qui vivent la pire pauvreté dans un pays trés riche.

 

Le chien enragé

2 décembre, 2007
Non classé | 9 réponses »

Le colonel moussa kaabache court de bon matin et rentre dans le bureau de Mustapha El-Habiri, colonel d’une armée de mercenaires et, actuellement, Directeur général des Pompiers algériens.

Kaabache: Mon général! Mon général! Il se passe quelque chose de terrible, d’atroce.
El-Bahimi: C’est quoi, la JSKabylie a encore gagné la coupe d’Afrique. Tu sais bien que je déteste beaucoup les berbères, autrement dit  les hommes.
kaabache : Non, non c’est carrément autre chose et c’est très très sérieux cette fois.
El-Bahimi: Quoi, ma femme n’a pas reçue le loyer mensuel de mes locaux commerciaux de bordj El Kiffan ??
Kaabache : Ce n’est pas ça, je vous dis que c’est extrêmement grave.
El-Bahimi: Ne me dis pas que le Ramadan c’est 30 jours cette année !!
Kaabache : Pas du tout.
El-Bahimi: idiot, tu m’a fais peur. Je suis rassuré, maintenant, de ne manger en cachette que 29 jours. Alors qu’est ce qui se passe ?
Kaabache: Les pompiers, mon général, les pompiers …de l’UGTA.
El-Bahimi: Qu’est ce qu’ils veulent encore ces syndicalistes de notre fidèle ami Sidi Said.
Kaabache: ils sont dehors, dans la cour de la DGPC.
El-Bahimi: ce n’est pas grave, ils se sont a maintes fois rassemblés dehors pour me soutenir.
Kaabache: Mais cette fois Ils veulent prendre un peu d’argent des oeuvres sociales et ils sont entrains de chanter KASSAMAN!. C’est affreux.
El-Bahimi: Ce n’est pas grave, ils ne sont que des gamins avec lesquels mon gentil  toutou ,Zidane Selloum, s’amuse de temps en temps. Ne t’en fais pas pour ça fiston.
Kaabache : Et qu’est ce qu’on fait mon général ?
El-Bahimi: Ecoute fiston, fait sortir quelques chiens du rez de chaussée, histoire de soutenir Selloum Zidane et de faire un peu peur a ces gamins. 
   Apres quelques heures Kaabache revient dans le bureau de Mustapha El-Habiri.
Kaabache: mon général.
El-Bahimi: Oui fiston.
Kaabache : Je viens vous faire un rapport sur la situation.
El-Bahimi: Situation !! Mais quelle situation ?
Kaabache : Le rassemblement mon général. 

El Bahimi : QQQuoi !!! Le FIS a été réhabilité ? 

Kaabache : mais non, le rassemblement des pompiers mon général.
El-Bahimi: Ah, oui c’est vrai, j’ai complètement oublié ça. Alors racontes moi, comment a été le match et comment se sont débrouillés mes chiens.
Kaabache : pas trop mal, mon général.
El-Bahimi: Qu’est ce qui s’est passé.
Kaabache :Tu sais mon général, les gamins étaient tellement contents qu’il se sont fait un plaisir de voir nos chiens remuer leurs queux.
El-Bahimi: Quelle chance !! Tu veux dire que …
Kaabache : Oui, chef. Je veux dire que ces gamins s’entendent bien avec nos chiens. Ils ont fait des grillades, du méchoui, du sauté, des salades et il en y’a même un qui a fait du jus de raisin avec un pompier !!
El-Bahimi: Tu vois, aucun pompier ne peut défier ma puissance, mon châtiment, et surtout ma colère
Kaabache : Je crains les pompiers du SNAPAP qui vont se rassembler, a leur tour, demain.
El-Bahimi: C’est ce qu’on va voir. Que ma punition soit la plus sévère sur ces maudits syndicalistes du SNAPAP.
Kaabache: Alors c’est quoi le plan chef.
El-Bahimi: On passe au plan orange. Fais sortir nos chiens de l’étage supérieur. Je ne connais personne qui a résisté à ces bêtes. Elles sont tellement féroces que même les lions les fuient.
Kaabache: Mais ils vont faire un massacre mon général.
El-Bahimi: Ils le méritent ces pompiers du SNAPAP qui ont dénoncé dans la presse l’affaire de mon port d’Alger Plage, le fond de commerce de la peinture « Rouge et jaune » de ma fille, et l’affaire de mon ami KASDALI. Tu feras sortir ces chiens tôt demain et surtout n’es pitié de personne. Exécution.
  

Le lendemain le colonel Kaabache rejoint El-Habiri qui l’attendait impatiemment au bureau.
El-Bahimi: Vite ! Donnes moi de bonnes nouvelles. Les chiens ont t-ils bouffé ces pompiers du SNAPAP ??
Kaabache: il y’a eu un génocide collectif mon général.
El-Bahimi: Je savais que je pouvais compter sur mes chiens de l’étage supérieur. Ils sont les protecteurs de mon empire.
Kaabache : mon général.
El-Bahimi: Oui, Fiston ?
Kaabache: il y’a un petit problème.
El-Bahimi: C’est quoi, il reste encore quelques récalcitrants ??
Kaabache: Non, plutôt il ne reste aucun chien de ton coté.
    El-Habiri, tire ses cheveux, déchire ses vêtements, et tape sa tête contre les murs.
El-Bahimi: Mais qu’est ce que t’as envoyé, des chats ou quoi ?!!
Kaabache : Non, j’ai bien envoyé nos chiens terribles de l’étage superieur.
El-Bahimi: Et alors, comment ils se sont fait avoir alors ?
Kaabache : Tu sais mon général, nos chiens savent bien que vous serez relevés un jour ou l’autre de vos fonctions, alors ils se sont fait massacrés pour faire pitié au directeur général qui vous succédera. Autrement dit : Le roi est mort, vive le roi. 
El-Bahimi : QQQQuoi ?
Kaabache: Dès que les chiens ont vu les pompiers du SNAPAP avancer, il ont commencé a chanter KASSAMAN, mais Les pompiers du SNAPAP les ont attaqués au lieu de se mettre au garde a vous.
El-Bahimi: Mais qu’est ce que j’ai fait pour mériter cette malédiction
Kaabache : Et maintenant mon général.
El-Bahimi: Il ne me reste que le plan Rouge.
Kaabache:Le plan rouge ?? C’est quoi encore !!
El-Bahimi: Ecoutes moi bien. Cette fois, mon pouvoir, mes richesses, mes privilèges dépendent de ce que nous allons faire.
Kaabache : Et qu’est ce qu’on va faire mon général. J’attends vos ordres.
El-Bahimi: On va faire appel au chien de notre ambassade au Maroc.
Kaabache : Encore un chien mon général !!!
El-Bahimi: Tu ne connais pas ce chien toi. C’est une espèce rare dans le monde. Tu sais ce qu’a fait cet animal lorsqu’il est né ??
Kaabache : Je ne sais pas. Je crois qu’il a aboyé, non.
El-Bahimi: C’est faux imbécile. Quand il est né il a dévoré sa propre mère.
Kaabache : Oh mon dieu quelle atrocité.
El-Bahimi: C’est celui que je vais jeter sur ces pompiers du SNAPAP. D’ailleurs, ce n’est pas la première fois que je le jete sur des pompiers un peu trop revendicatifs.
Kaabache : Mais mon général, je n’ai jamais vu ce chien. Où était-il caché ?
El-Bahimi: Au palais présidentiel d’El-Mouradia, avant de rejoindre ses origines au Maroc.
Kaabache : Pour une surprise c’en est une !!
El-Bahimi: Allez allez, prends avec toi le caporal/major  Moundja et Bendhalem et exterminez moi les instigateurs… Le chien fera la suite.
Moundja :A vous ourdres mon jenenal. Tu ponces ke sa marché.
El Bahimi, ô pardon El-Habiri: Bien sur que ça marchera. Ce chien, je le connais bien puisque lui et moi sommes mariés a des soeurs et associés dans la minoterie de Ghardaia. Mon beau frère est comme un cancer, rien ne l’arrête, y compris Bouteflika !!
 

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Le chien enragé                 Beau-frere du
 chien enragé                                       O.S

Les lampistes du regime !

11 novembre, 2007
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Le secrétaire  national de l’UGTA chargé de l’administration et des finances a,  le mois de mai 2004, usé de toutes les bassesses pour me « chasser » du siège central de l’UGTA à Alger. Lieu dans lequel je suis resté en sit-in dix mois durant (du 26/01/2004 au 22/11/2004) pour faire entendre ma voix que des voyous du régime algérien voulaient étouffer.     Récemment, alors que je fouinais dans les archives de la presse algérienne sur Internet (je suis réfugié dans un pays étranger),  je suis tombé sur un article qui m’a fait comprendre enfin la raison exacte de la bassesse de l’illettré « Hadj » Abdelali meziani, puisqu’il s’agit de lui. Le procès de Khalifa vient de le dévoiler et de dévoiler aussi, et surtout, tous ceux qui continuent de voir en nous, les défenseurs de la légalité et du droit dans un pays de non droit,  des instigateurs qu’il faut éliminer a tout prix, parce que nous, nous avons au moins le courage de dénoncer le vrai visage du régime d’Alger instauré par la mafia des généraux. Un régime pris en otages par des illettrés qui, dans le meilleur de cas, ne peuvent dépasser le rang de planton ou d’agent d’hygiène dans leur commune d’origine. Alors que les voila  propulsés dans des postes supérieurs avec un statut dont ils n’ont jamais rêvé. 

Un cas parmi tant d’autres, celui de Abdelali Meziani, secrétaire national de l’UGTA depuis la nuit des temps, ex député « élu » sur les listes du RND et ancien docker á l’EDIMCO d’Oum-El-Bouaghi. Au même titre que ses paires de l’UGTA, dont Salah Djenouhat qui, lui, était docker au port d’Alger,   Hadj Meziani a donc gravi phénoménalement tous les échelons de cette organisation dévouée au service du régime des voyous, parce qu’il n’est en vérité qu’un larbin, au sens le plus propre du terme, qui répond à toutes les conditions le prédestinant à servir d’instrument aux manipulateurs qui n’ont pas hésité à le placer dans la plus haute sphère de la centrale syndicale. Une organisation qui, normalement, devait défendre les intérêts des travailleurs,  s’est contentée de faire le sal boulot, notamment l’étouffement de toute tentative de contestation. Ce triste individu, tout comme ses acolytes de la maison du peuple (la liste est  très longue),  a depuis toujours assumé  le rôle des manieurs de la brosse a reluire, voire d’indicateur. Son rôle consiste essentiellement de remettre à la sécurité « mercenaire » la liste des meneurs de toutes les tentatives de grèves ou de protestations. 

En contre partie Abdelali Meziani, tout comme ses semblables dans les autres organisations satellitaire du régime,  ne s’est pas contenté du nombre d’appartements  et  de lots de terrain dont il a bénéficié à Alger et à Oum-El-Bouaghi, il a voulu faire de la promotion en jouant dans le terrain des grands rapaces. Lui, également, il s’est jeté dans les bras d’Abdelmoumen Khalifa pour goutter de son miel ; un enfant ayant bénéficié, au frais de la princesse, d’une formation de pilote chez Khalifa Airways, des cartes de voyages gratuits pour lui, son épouse et ses enfants et un sachet noire, utilisé ordinairement pour les ordures, bourrée de quelques billets d’argent sale et sentant l’ordure. Ainsi donc, celui qui ne se voyait même pas ouvrier ordinaire est devenu homme d’affaire à la tête d’une grosse fortune. Malheureusement, ou heureusement, la justice vient de le condamner à trois ans de prison ferme dans l’affaire Khalifa !

  images.jpg L’illetré Abdellali Meziani a oublié, parait-il, que lorsque le pot aux roses est découvert seuls les lampistes  passent à la caisse pour payer la note de leurs maîtres…                                                                    

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Demandez leur la recette !

31 octobre, 2007
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Mon pays, l’Algérie, au même titre que tous les pays du monde, a enfanté des hommes et des femmes braves, libres  et patriotes mais aussi des lâches, des malhonnêtes et des infidèles ou, autrement dit,  des traîtres. 

Ces traîtres sont, dans leur majorité, issus de familles qui se sont toujours mis contre les intérêts de leurs pays, en dilapidant ses richesses et en enfonçant  son peuple dans la pire pauvreté. Quant aux « hommes », restés fidèles  à leurs ancêtres  et qui ont tenté de combattre la mafia algérienne institutionnalisée, ils se sont retrouvés emprisonnés ou  pousser vers la porte de sortie. Des milliers ont été contraint de se réfugier dans des pays étrangers – de droit  -  afin de sauver leur famille d’une mort certaine.  

Si l’Algérie a vu le jour en 1962, c’était grâce aux patriotes qui ont juré de reprendre par la force et la résistance la liberté d’un peuple. Cette  lourde responsabilité qu’ils ont prise sur leurs épaules prouvait que c’était des hommes exceptionnels. Quant a ceux qui ont prit le pouvoir par la force,  a l’indépendance, ils se sont distingués par une incompétence criante,  dissimulée sous une répression sauvage  et aveugle du peuple,  ce qui justifie d’ailleurs la situation désastreuse que vit le peuple aujourd’hui : l’échec total sur tous les plans.

En dépit de tout cela, les algériens tardent de comprendre que ce qui est pris par la force et la répression ne peut être  repris que par la force et la résistance. Ils ont  d’ailleurs beaucoup d’exemples des peuples qui ont entrepris des résistances contre leurs bourreaux et qui les ont  combattus jusqu’a la mort.  Mourir libre plutôt que de vivre enchaîné. 

Le comble c’est que durant les dernières années, notamment depuis l‘arrivée de Bouteflika au pouvoir, de nouveaux  pas « en arrière » ont été réalises par l’Algérie, aussi bien sur le plan sécuritaire, économique et social. Chaque jour qui passe est soldé par son lot de « succès »,  provenant de la politique du mépris mise en train par l équipe de Bouteflika qui, apparemment, a décidé de détruire  l’Algérie et d’engloutir son peuple, surtout  sa jeunesse, dans la misère, la tristesse et le désespoir. Cela est  justifié d’ailleurs par le nombre ahurissant de harragas qui tentent désespérément de rejoindre la cote européenne, le plus souvent au détriment de leur vie, en employant des embarcations de fortune ; de la mort.

En outre, Alors que le baril du pétrole a atteint le seuil de 90 dollars, la pauvreté du peuple a aussi atteint un point jamais égalé, comme le démontre magistralement les protestations et les grèves qu’enregistre l’Algérie ces derniers temps, quoi que le pouvoir en place, a travers ses medias, les présente comme des manifestations de soutien au régime de Bouteflika.. 

Dans un pays ou tout va mal, la majorité écrasante du peuple,  chômeurs ou fonctionnaires, n’a presque rien pour faire face a la situation désastreuse qu’elle survit sous l’ère de Bouteflika . Les dépotoirs des marchés sont pris d’assaut par des gamins, des vieillards et même des jeunes chômeurs. La corruption et les détournements ont atteint des proportions alarmantes. Récemment,  l’Algérie vient de connaître un véritable sursaut qualitatif dans le classement des pays les plus corrompus dans le monde.  Ainsi donc, en gagnant plusieurs autres points « de la honte », la gouvernance algérienne dévoile encore une fois aux gouvernants du monde la recette la plus efficace a même d’appauvrir les peuples des pays riches. La situation sociale des citoyens s’est donc dangereusement détériorée et le pire reste à venir. Il suffit de patienter  jusqu’au mois d’avril 2009,  la date ou  Bouteflika briguera un troisième mandat présidentiel ou deviendra, plutôt,  président a vie.

                                                                                      O.Saada 

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Prenez ce que vous voulez et foutez le camp !

26 octobre, 2007
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 Il n’était, certes, pas trop tôt qu’un algérien, aujourd’hui en exil, fils d’un combattant pour la liberté, issu des quartiers populaires, revendique le droit et l’équité dans son pays ruiné en amont et en aval par le pouvoir en place et qui sied depuis toujours. Un algérien qui contribue par son crayon afin de briser le mur du silence – plutôt de l’omerta – face aux maux grandissant de la nation algérienne que certains tentent vainement de nous occulter. Les uns, en les corroborant par les mensonges officiels et les informations des journaux «du service», et les autres, en les imposant à travers une répression féroce sous la houlette sinistre d’un système en faillite.   

Avant lui, d’autres auteurs, chanteurs engagées, journalistes et poètes, ont, eux aussi, crié haut et fort, chacun à sa façon, les méfaits dont use la pègre qui ronge le corps algérien malade, afin de rompre le profond sommeil qui paralysent la société. Les moult pressions, les chantages et, parfois, les menaces de mort prônées par le pouvoir en place – et qui sied depuis toujours – pour les défaire de leur fidélité au serment, n’ont engendré finalement que l’effet inverse : s’accrocher davantage au déni de taire notre descente infernale vers le néant et permettre au peuple de se saisir de l’image reflétant l’incroyable supercherie dont il fut proie à perpétuité, ce qui s’explique à travers les cris de colère cyclique que font retentir terriblement nos rues ces derniers temps. Et c’est précisément là que réside le facteur nettement apparent qui suffit, à lui seul, de rassurer les plus sceptiques que notre inéluctable victoire est proche.   

Il faut reconnaître tout de même que si pour bon nombre de nos écrivains le recours à l’écriture, en tant que moyen de résistance contre les oligarques qui ont tronqué notre passé, accablé notre présent et hypothéqué notre avenir, en lui étreignant les équivoques les plus certains, n’a été envisagé qu’après avoir quitter le territoire. Pour d’autres, fort heureusement minoritaire – ici ou là-bas – leur « vocation » d’écrivains n’a jamais été dénué d’arrières pensée apparentes. Ces derniers, ( a l’exemple du  criminel Khaled Nezzar), en empruntant tardivement la voie de la raison, ne visaient en vérité qu’à semer la poudre dans les yeux et s’en sortir indemnes, sains et saufs, pas de suite, pour ne pas devoir rendre des comptes sur des crimes qu’ils ont commis envers leur propre pays à un moment donné de son histoire. Ces «repentis», après avoir rusé, planifié et perpétré des massacres collectifs contre un peuple frustré et séparé du monde, se sont métamorphosés – comme par enchantement – à travers les alinéas insultants de leurs plumitifs, en probes algériens et en écrivains chevronnés.   

Certains s’étonneront sans doute de ma reconversion dans l’écriture en dépit de mon niveau assez modeste. Je tiens à reconnaître donc que l’érige de ce défi ne m’a été possible que grâce à ma volonté de dévoiler les agissements ignobles qui nous ont empoisonné la vie. Mais, désormais, devant l’étendue de notre hécatombe, ça m’est devenu une exigence capitale de poursuivre le combat que j’ai entamé, tout d’abord en Algérie. Cependant, je dois affirmer de prime abord que même si l’acte d’écrire sur nos malheurs, en Algérie ou a l’étranger, semble être dangereux et insensé au regard des risques encourus, je préfère les prendre ces risques et de ne plus cautionner par mon silence l’avortement grandissant que subit toute la génération qui vit l’ère de l’indépendance avec ses paradoxes ostensiblement répartis sur chaque empan de l’aire tyrannique de notre pays.  

   Et pourtant, Ces paradoxes se sont nettement justifiés lorsqu’on a constaté la conséquence tragique de la liberté arrachée avec assez de sacrifices, dont le coup est estimé a des millions de martyrs, tous tombés pour que l’ânesse dévore ce que le bœuf a labouré. Une doctrine, plutôt un système mafieux, s’est propagée à une allure qui dépasse l’entendement. Un pourrissement, puis un autre pourrissement, puis un autre, se sont succédés à la bonne gestion où toute l’administration est, aujourd’hui, gangrenée par des rapaces lancés corps et âme dans l’appropriation obligée et illégale des biens et la corruption. L’homme valable n’est plus au poste. La médiocrité, soutenue en pleine lumière du jour, ravage les institutions de l’Etat.    Dès l’avènement de notre (in)dépendance, l’immobilisme et l’incompétence ont été admis au détriment de l’activité, la rénovation et le savoir-faire. Le silence voulu, par ceux qui occupent les palais de l’Etat, a mis dans le doute la droiture du pouvoir en place. La gabegie a débarqué dans l’arène pour favoriser les uns et ignorer les autres, enrichir beaucoup plus les riches et appauvrir davantage les pauvres. La justice, ce pilier fondamental de toutes les nations, ulcérée par la fraude et les pots-de-vin, a permis aux coupables de se muer en innocents par l’intention d’instaurer tantôt une jungle où les lièvres occupent le trône en asservissant nos lions au profit de ces loups nationalistes, et tantôt un pays où tout le monde conçoit une justice inique qu’on ne rencontre que dans la république platonique.    

En dépit de tout cela, on constate sur un autre plan qu’au moment où personne ne croit plus à tout ce qui peut advenir de la part du système en place, ses plumitifs, qui ont Marchandé la morale humaine en échange de privilèges éphémères, ne baissent pas les bras et continuent d’étaler leur poison sur la voie publique ; Des mensonges créés de toutes pièces et façonnés sous le contrôle tenace «des services. Ces plumitifs, en s’apercevant que ni le ridicule ni le cynisme ne tuaient, n’hésitent point à aller de l’avant de l’endoctrinement dévastateur au profit du bercail des illettrés qui les manipulent. Les uns et les autres se sont engagés résolument dans cette voie et nous, relégués à l’arrière, subissons le sort de ceux qui sont dépassés par les événements. Notre destinée, terrassée par les tenants de l’immobilisme et de la routine, et notre combat privé de soutien indispensable de l’opinion populaire, se désagrège progressivement à la grande satisfaction de tous les traîtres de la nation.   

L’Algérie – la notre – nous a été confiée par les valeureux martyrs et nous devons à tout prix la protéger. Donc, il est grand temps pour nous, les femmes et les hommes de l’Algérie, de nous mobiliser pour faire face à ces bêtes immondes et sortir notre pays de l’impasse. Nous devons rehausser le drapeau, qui, a l’heure actuelle, traîne dans la boue, et rétablir un état de droit dans le respect de la loi. Nous sommes plus que jamais interpellés à dénoncer les gouvernants algériens qui se sont érigés tuteurs du peuple affamé et meurtri. Ne succombons pas à la passivité et à l’indifférence quand notre présent ainsi que l’avenir de nos enfants est en jeu. Ne cédons pas enfin à la fatalité d’un pouvoir que le système continue à imposer après tant de larmes, de sang et de feu. Il y va de notre survie, de la survie des générations futures. 

   Qu’on m’accuse d’être un verbeux, incitant le peuple à prendre ses responsabilités et d’en user de ses devoirs pour défaire un pouvoir, consacré royaume par ses soins des dizaines d’années durant, n’est pas pour me gêner outre mesure. Les scribouillards de pacotille qui travestissent, sinon occultent à escient la vérité doivent comprendre que ma personne ne mérite pas que j’y m’attarde longtemps. Le peuple, oui ! L’avenir de notre nation, oui ! La justice sociale, oui ! La transparence, oui ! La démocratie et son corollaire la liberté d’expression, oui ! Le reste, je m’en moque éperdument, car il n’est que soliloques destinés au divertissement de la galerie politico-médiatique.    

Quant aux enjeux – les leurs – c’est simple pour eux, ils sont basiques. Même s’ils utilisent à tort et à travers le plus-que-parfait du subjonctif que plus personne d’ailleurs n’utilise, leurs mathématiques sont élémentaires : ils additionnent leurs amis, soustraient leurs ennemis, multiplient leur fortune et divisent le peuple.     Les verbeux de la démocratie, de la transparence, de la légalité et de la liberté d’expression ont au moins le mérite de dire haut et fort, et avec la plus grande clarté, ce que sont les enjeux en cours, les risques potentiels et, surtout, la moins pires des solutions : mafieux qui gouvernent l’Algérie, Foutez le camp !                                                                                                                  

Et ça repart…

23 octobre, 2007
Non classé | 55 réponses »



Et                                            

ça

repart…              


                   

  Meme si vos balles tuent, me voila toujours vivant.

                                                                   ( Matoub Lounes) 

                                                                                                                                              

    Officier  de  la  protection  civile algérienne (ou des sapeurs pompiers). J’en ai fait une carrière professionnelle de vingt cinq ans. Carrière qu’un stigmate de la mafia algérienne, au pouvoir, a brisé dans un simple haussement d’épaule.  Il s’agit du triste colonel Mustapha El-Habiri, DGPC, beau-frère du »vrai » président, plutôt du vrai cancer de l’Algérie : le général Larbi Belkheir. Ces deux despotes du régime continuent, toute honte bue, de téter les dernières gouttes de la vache laitière : l’Algérie, sous l’œil maternel de la petite patronne Bouteflika. 

     J’avais le grade de capitaine. Que m’a-il reproché, El-Habiri ? D’avoir le statut de fils de Chahid et, lui, de Harki. De l’avoir défié en m’exprimant librement dans un livre de dénonciation (la déchéance administrative) que j’ai publié en Algérie. D’avoir étalé sur la voie publique les scandales de la corruption et du détournement des deniers publics dans l’institution qu’il dirige, le corps des sapeurs pompiers en occurrence. D’avoir révélé dans mes rapports tout d’abord, puis dans mon livre, que des hauts fonctionnaires de la (rue-publique) algérienne étaient au courant pour certains ou étaient complices pour d’autres ? De m’être adressé régulièrement à la presse indépendante pour briser la loi du silence et de l’OMERTA ? D’avoir mené une grève de la faim d’un mois – et un sit-in de dix mois – au siège de la centrale syndicale d’Alger (UGTA), à deux pas de la présidence, du parlement, du ministère de l’intérieur, de la justice – pour faire entendre ma voix ? D’avoir brisé – comment pouvait-je faire autrement – le tabou de la prévarication que le régime Bouteflikien considère : Obligation de réserve ! 

Au jour d’aujourd’hui, lorsqu’il m’arrive, parfois, de passer en revue ce questionnement, je comprends pour quelle raison les griefs de l’empire mafieux d’El-Habiri et de Belkheir, à mon égard, étaient nombreux et accablants. Et pourtant, les faits – et qui ne sont que partiels – de corruption, du moins dans l’institution de la protection civile sont indéniables, vérifiables et avérés. Et le colonel El-Habiri, son puissant beau-frère et leurs sbires le savaient, comme ils devaient savoir aussi que ce qui s’est passé à Illizi, là où j’ai assumé mes fonctions de directeur départemental, n’est pas exceptionnel, et que l’exception réside dans ma démarche de refuser de me taire et de dénoncer ensuite leurs agissements ignominieux et leur implication dans des scandales divers, notamment financiers. J’ai respecté au début la voie hiérarchique, avant de rendre les faits publics face leur l’inertie, voire à la complicité de ces derniers.     

Craignant que mes témoignages fassent boule de neige et que d’autres révélations parviennent par-ci par-la, mon bourreau et les autres « personnes-alitées » de l’administration et de la justice, que j’ai eu à dénoncer nommément, ont visiblement paniqué face à la tournure prise par les événements. Donc, première mesure prise – d’autant plus que ma démission de ma fonction supérieure les a surpris- me faire taire définitivement, ce qu’ils n’arriveront jamais à obtenir. 

Qu’à cela ne tienne : Dès la publication de mon livre, en août 2002, incriminant des administrateurs, des magistrats, des entrepreneurs et des commerçants, le colonel Mustapha El-Habiri, le directeur général du corps des pompiers, qui a refusé des demandes d’interview de la presse, décida illégalement de me suspendre de mes fonctions avec traduction en conseil de discipline : Il n’a pas omis cependant de me proposer officieusement, par le biais de ses émissaires, qui n’agissent que de nuit, de contredire par voie de presse mes propres révélations, afin de ne pas aller finir mes jours en prison.       

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         A Tunis, le 11 juillet 2005, jour de mon départ pour la Norvege

En effet, le long périple que j’ai survécu en Algérie et, plus tard, au Maroc, en Libye et en Tunisie, avant de me réfugier en Norvège, pour fuir le sort subi par Hafnaoui ghoul et Mohamed Benchicou que les dictateurs algériens ont  condamnés injustement pour leurs écrits, m’a provoqué, ainsi qu’a ma famille, des préjudices et des pertes inestimables, s’ajouteront les dégâts psychologiques et les traumatismes moraux nés de ma situation inextricablement instable : le bonheur familial s’était rompu, les enfants privés de la chaleur paternelle, ma famille a été dépossédée de tout, tout, y compris – tenez vous bien – de ses droits de remboursement des frais médicaux.     

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Là aussi, je ne plie pas et ne cède pas à ces nouvelles tentatives de mise au pas. C’était pourtant dur, très dur pour moi et les miens, de survivre plusieurs années sans un sou : le chantage par la faim ne réussit pas. Moi et les miens sommes restés plus déterminés que jamais à ne pas reculer d’un pouce. Le chef des pompiers, dévoué à la politique mise en train par Bouteflika, utilise l’arme de la justice : plusieurs plaintes simultanées furent déposées à mon encontre, dont plusieurs par lui-même, avec des plaintes pour obtenir le retrait du livre des librairies. Peines perdues ; les tribunaux d’Alger, de Bab-El-Oued et d’El-Harrach l’ont débouté à propos de la diffusion du livre, mais d’autres procès en diffamation seront programmés plus tard. 

       Première parade, tout à fait singulière : lors du procès d’une affaire intentée par El-Habiri au tribunal d’El-Harrach, en janvier 2003, notre officier supérieur de l’armée, et haut responsable de surcroît, n’a pas « rougit » en quémandant au juge des dommages intérêts de 100 millions ; Le vieux grippe-sou venait d’entamer, ici, une nouvelle étape dans sa course vers l’enrichissement illicite, dont l’objectif d’achever à la hâte la réalisation de son port de plaisance de Bordj-El-Bahri et ses autres projets d’Alger, d’Adrar, de Tiaret, de Ghardaia …..Et c’est grâce à des probes de l’appareil judiciaire – ils ne sont pas nombreux hélas- que j’ai été innocenté dans la totalité des affaires. En se voyant débouté et traîné dans la boue, la réaction de mon bourreau ne s’est pas fait attendre. En effet, ce dernier s’est distingué, encore une fois, par une autre parade, tout à fait illégale : faire dépendre sa décision de ma réintégration dans mes fonctions de l’évolution future de ses plaintes en justice. Si (lorsque) les tribunaux me condamnent, il exigera ma révocation, ce qu’il n’a pas osé faire, il a attendu que les autres décident à sa place : il n’avait qu’à se cacher derrière. 

Deux ans passent, alors qu’El-Habiri ne parvient toujours pas à décrocher « la médaille escomptée ». Un harcèlement judiciaire unique en son genre sera mis en branle à mon encontre (25 affaires au total). Mais, contrairement a ses  »erreurs » commises par le passé, et aidé en cela par le silence complice de Bouteflika, il m’a préfabriqué un dossier, montés de toutes pièces, afin de me charger des culpabilités imaginaires. Le « puissant colonel » El-Habiri s’est honteusement dégalonné, en se métamorphosant en une pitoyable victime, pour implorer les nègres de l’appareil judiciaire de venir à sa rescousse. On trouve toujours ceux qui acceptent de se faire acheter lorsqu’on cherche, tels Kaddour Berradja, le procureur général d’Alger ( Il ne faut pas s’en étonner de le voir promus au poste de ministre de la justice lors du prochain remaniement ministériel) ou encore les magistrats : Bounoua Abdeljouad, Sakfali salim et Hamouche Noureddine de la justice d’Illizi, qui m’ont jugé et condamné – par contumace – avec une rapidité incompatible avec la lenteur habituelle de la justice algérienne. 

     En dépit de tout cela, me voila toujours vivant, toujours intact et plus déterminé qu’avant, grâce à Dieu et aux hommes qui sont parvenus à mettre bas les « hommelettes ». Et que mes jeunes enfants, qui gardent inscrits dans leur chair les souvenirs amers de ma lutte, de notre lutte, me pardonnent de les rappeler autant de fois, afin qu’ils restent gravée dans leur mémoire. Car un homme ne peut devenir homme, dans le sens le plus fort du terme, s’il n’a pas de mémoire. Et C’est pour cette raison que ma lutte n’est pas encore terminée. Elle ne prendra fin que lorsque justice sera rendue et que mes bourreaux auront fait face à leur passé. Puisse l’avenir y contribuer !

Les hommes :

Kjell Olaf Jensen   Hari Kunzru      Rudolf geel       Lucy Popescu

    kjell.jpg      hari.jpg        geel.jpg      lucy.jpg

Dr. PEN, Norge.   PEN, England      Dr. NOVIB       PEN.England

Les hommelettes :

Bouteflika              Zerhouni          El-Habiri            Belkhir

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le psychopate    le tortionnaire    le repris de justice    le criminel

               —o— 

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        *Voici un résumé des faits, vérifiables a travers les documents que je détiens.  

Alors que j’assumais la fonction de directeur départemental de la Protection Civile D’Illizi, entre 1998 et 2001, j’avais entrepris une série d’actions qui m’ont permis de mettre à nu des trafics innombrables, dont le peuple algérien pauvre en est victime. Des malversations, qui ont causé non seulement des dizaines de milliards de pertes au trésor public, mais ont permis à des délinquants de l’administration de se faire d’immenses fortunes dans un laps de temps. Ces mêmes « responsables » sont associés à des milieux divers, tout particulièrement à des cadres du ministère de l’intérieur, à des représentants de l’Etat au niveau local, à des entrepreneurs et des commerçants malveillants… et j’en passe. Cette armada de corrompus, afin d’amasser des milliards, en usant de la malversation et le vol, avait mis à profit la violence, pour ne pas dire la guerre civile, que connaît l’Algérie.  

     Au moment donc où l’Algérie brûlait et baignait dans le sang, la région d’Illizi était devenue un endroit propice pour construire des fortunes loin de tout contrôle. Des minables magouilleurs se sont transformés, en l’espace de quelques années, en richissimes hommes d’affaires, à l’exemple de : Manja Omar (Lieutenant colonel) : Ex directeur central au ministère de l’intérieur/DGPC ( occupant actuellement la fonction d’inspecteur central) – Kaabache moussa ( Colonel) : Inspecteur général des services au ministère de l’intérieur/DGPC- Imoune Mokrane (comptable) : Ex Directeur du budget a la DGPC ( promu récemment au poste de directeur central de la logistique et des infrastructures au ministère de l’intérieur/DGPC.- Seddiki Said (métreur vérificateur) : Intégriste détenteur d’un bureau d’étude (non agrée) grâce aux largesses du préfet d’Illizi. – Khedim Madjid : Intégriste ( fonctionnaire ) issu d’une famille d’entrepreneurs et de commerçants spécialisés dans le vol, les trafics en tout genre et la corruption.- Daoui Mohamed : Intégriste et Ex directeur départemental dans le sud, poursuivis par la justice pour trafic de cigarettes étrangères. Actuellement député ! 

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Daoui Mohamed

- niveau scolaire : 2eme AS

- Ex directeur de wilaya de la protection civile(Illizi, Ghardaia)

- A dilapidé plus de 24 milliards en  3 ans et est impliqué dans une affaire de trafic de la cigarette etrangere.

- ex militant du « FIS »,

- ex maire « RND » de Rouissat (Ouargla),

- deputé « FNA »…

- allez comprendre quelque chose á ce charabia !

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Le fils de Harki

Khedim Madjid

- Complice de Daoui
-Niveau scolaire : 2eme AS

-Ex SAL de la DPC D’Illizi

- Ex militant du FIS

-Manieur de brosse.

-Auteur d’un dètournement de plusieurs millions de dinars.

- Officier a Hassi Messaoud ( Ouargla) depuis 2001.

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Copie de la lettre adressé, par le père de Khedim Madjid, au sécretariat d’état francais chargé des anciens combattants et victimes de guerre, sollicitant une pension et une carte de combattant.

 

Ce n’est que tard que je me suis rendu compte que ces derniers sont soutenus et protégés par leurs complices, dont des décideurs de l’état, notamment le chef de cabinet du président, le général major Larbi Belkheir, et Mustapha El-Habiri..    Tout en assumant ma mission de gestion et de pompier, Je n’ai ménagé aucun effort pour fouiner dans les dossiers afin de mettre à nu et combattre cet empire mafieux. J’avais cru que Bouteflika disait vrai – dans ses discours et ses déclarations – lorsqu’il prétendait déclarer la guerre aux traîtres de la nation.  Cet état de fait m’avait contraint de déposer ma démission (de la responsabilité seulement) pour des raisons diverses, particulièrement les menaces de trabendistes notoires que l’Etat présente comme étant des Emirs terroristes activant dans le sud. Une année plus tard, j’ai publié, à travers un livre, mes témoignages et des documents reflétant détournements, falsification et abus divers ! La première copie de l’édition fut envoyée – sous pli recommandé et avec accusé de réception – au président Bouteflika. 

Par cette démarche inhabituel dans les pays de non droit, nous nous sommes retrouvés, moi et ma famille, une cible à abattre par les « hommelettes » du pouvoir, alors que le président Bouteflika, interpellé autant de fois par des O.N.G, par mes requêtes et par la presse (sans parler de notre entretien verbal) faisait la sourde oreille en dépit de sa promesse qu’il m’a faite, le 30 mai 2003. Pendant quatre ans, les amis du président m’ont fait vivre un véritable cauchemar et une souffrance que peu de gens peuvent en imaginer s’ils ne l’ont pas vécue.  

   Conclusion 

«Nul n’est au-dessus de la loi » ronronne Bouteflika dans ses discours transmis quotidiennement par L’ENTV ( la chaîne algérienne unique et orpheline). Mais, dans l’état actuel des choses, je me contente de poser une seule question à ceux qui continuent de l’applaudir : Est-ce que les Algériens, les vrais, peuvent espérer à ce que «votre président» se décide, un jour, d’aller soigner sa «diarrhée verbale» pour passer aux choses sérieuses ? C’est avec amertume que je pose cette question, et avec anxiété que j’attends une réponse, si réponse il y a, ce dont je doute ! 

                                         —o— 

*Voici le rapport d’enquête établis par une commission d’inspection - quelques jours après ma démission – qui confirme l’authenticité des faits publié dans la déchéance administrative :  

 

El Harrach le 01 juin 2001

MAITRE BENKAIDALI Djelloul

Avocat agrée à la cour suprême

14 Avenue Gheboub Boualem

El Harrach

A Monsieur le directeur général

de la protection civile. 19 rue,

Rabah Maidat – Alger-

Objet : Rapport sur la situation qui prévaut au niveau de la direction de la protection civile de la wilaya d’Illizi

Monsieur le directeur général,

J’ai le plaisir de vous relater les faits et causes de l’enquête que vous avez diligentée sur la situation qui prévaut à la direction de la protection civile de la wilaya d’Illizi.

La commission d’enquête était composée de Messieurs :

-Belgacem Slimane, sous directeur des infrastructures au sein de la direction des liaisons et des infrastructures.

-Abada Omar, Capitaine chef de bureau au sein de cette sous direction.

-Betchana Nacereddine, capitaine chef de bureau du contentieux au sein de la direction du personnel et de la formation.

-Et moi-même.

Cette commission s’est étalée du 23/5/2001 au 30/05/ 2001 inclus.

A/ Situation antérieure à la nomination.

Le capitaine Saâda Omar, directeur de la protection civile de la wilaya d’Illizi, avait été installé dans ses fonctions en 1998, en remplacement du capitaine Daoui Mohamed muté à Ghardaia.

Un procès verbal de passation de service fut établi en bonne et due forme le 22 août 1998 faisant ressortir la continuation et le suivi des projets suivant :

1/ Construction d’une unité principale de la protection civile d’Illizi dont les travaux ont atteint un taux de 70°/°.

2/ Construction d’une unité secondaire à Djanet dont le projet n’a pas encore démarré.

3/ Construction d’un poste avancé de la protection civile à Bordj-Omar-Driss dont les travaux ont débuté. 

1°/ Gestion proprement dite du capitaine Daoui Mohamed :

L’ensemble des travaux de construction de ces trois unités de la protection civile avait été confiée à des prétendus entrepreneurs de la tribu des Rouissat de Ouargla dont sont issus l’ex directeur d’Illizi le capitaine Daoui Mohamed et le lieutenant Khedim Madjid.

Il est de même pour le prétendu bureau d’études qui était censé suivre ces travaux, dont son gérant est le sieur Seddiki Said qui ne s’est jamais donné la peine d’effectuer des visites sur le site des chantiers et ce suivant ses propres aveux en désignant des préposés incompétents.

Il y a lieu de signaler que le sieur Seddiki Said est également de la tribu des Rouissat de Ouargla, ce qui a constitué un groupe d’intérêt pour l’ensemble de ces opérations.

Malgré sa lourde responsabilité, ce prétendu bureau d’études a failli à ses obligations contractuelles (voir le procès verbal de réunion en la présence de son responsable du 26/05/2001.

De ce procès verbal, il apparaît clairement que la responsabilité de ce prétendu bureau d’études est entièrement engagée, en ce qu’il n’a jamais fait de réserves sur les malfaçons de ces constructions qui ne répondent ni aux règles élémentaires de l’urbanisme, d’architecture et de construction, ni l’application des pénalités de retard causé par l’ensemble des entrepreneurs.

Il est à signaler qu’il nous a été remis par l’actuel directeur des formulaires de factures vierges des différents entrepreneurs de Ouargla cachetées et signées ainsi qu’un cachet humide de la quincaillerie Korichi, lesquels documents étaient utilisés par les anciens responsables en produisant (5) cinq devis pour le choix de l’entrepreneur (Procédés illégaux car il s’agit de blanc seing interdit par la loi

2°/ Démission du chef de service de l’administration et logistique (SALG) le lieutenant Khedim Madjid et sa mutation sur Ouargla.

En date du 30 août 2000 le lieutenant Khedim Madjid chef de service SALG a déposé sa démission de ce poste de responsabilité et par la même sa mutation hors la Wilaya d’Illizi.

Ces deux demandes avaient été acceptées et le lieutenant Khedim Madjid fut muté à la direction de la protection civile de la Wilaya de Ouargla.

Malgré cette mutation officielle, ce dernier ne s’est jamais arrêté de s’immiscer dans les affaires de gestion de la wilaya d’Illizi.

Voyant la réaction positive du directeur actuel le capitaine Saâda Omar, qui leur a fermé toutes les issues, l’ex directeur d’Illizi le capitaine Daoui Mohamed en concertation avec Khedim Madjid ont commencé par des moyens frauduleux à lui nuire par des empiétements très graves tels que la concussion et le trafic d’influence à l’effet de bloquer toute initiative de directeur actuel.

Leur intervention constante sur le cours des opérations de construction des trois projets d’Illizi cités supra et leur influence nuisible ont causé de véritables dégâts à la direction de la protection civile d’Illizi.

A titre d’exemple, le lieutenant Khedim Madjid ex SALG d’Illizi a donné son accord à l’entrepreneur Rahmani Ali pour le maintien du mauvais carrelage et ce par lettre du 20 juin 2000.

Mieux encore, et malgré sa mutation vers la Wilaya de Ouargla, il a refusé et refuse de libérer le logement de fonction, qui lui a été attribué sous le prétendu motif fallacieux qu’il ne libérera ce logement que sur ordre de monsieur le Wali d’Illizi. ( voir lettre du 04/05/2001)

Devant ce refus, le directeur actuel s’est vu démuni de toutes prérogatives pour agir et récupérer ce logement en sa qualité de directeur responsable de la protection civile de la wilaya d’Illizi.

3°/ L’actuel directeur n’a pu résister à toutes ces manipulations.

L’actuel directeur n’a cessé de signaler ces interventions manifestes, ces influences et ce harcèlement à la direction générale qui avait dépêché plusieurs commissions à l’effet de la manifestation de la vérité.

A/ Il y a eu le déplacement de monsieur le directeur des infrastructures et liaisons fin de l’année 1998.

B/ Les œuvres sociales au début de l’année 1999.

C/ Plusieurs architectes en octobre 1999.

D/ Et dernièrement fin septembre début octobre, l’inspection générale.

Au vu de ces constatations, la direction générale n’a pris aucune mesure d’assainissement et de surcroît la wilaya d’Illizi a pris la mesure de retirer la délégation de pouvoir au directeur actuel !

Se voyant seul, démuni d tous les moyens de défense, harcelé de toute part par des dépassements très graves, l’actuel directeur a pris la décision de demissionner.

Voyant arriver ladite commission, l’actuel directeur s’est vu réconforté et tout est rentré dans l’ordre au niveau d’Illizi où cette commission a travaillé d’arrache pied avec abnégation et objectivité.Conclusion : Il résulte de tout ce qui précède :

1/ Que le prétendu bureau d’études «bureau des ingénieurs» dirigé par le sieur Seddiki Said n’est pas agrée par l’ordre des architectes.

2/ L’enregistrement d’un grand retard dans la réalisation des ouvrages.

3/ L’absence totale du suivi technique par ce prétendu bureau d’études.

4/ Les procès verbaux ne sont pas conformes à la législation en vigueur.

5/ non-respect de ses obligations contractuelles par ce prétendu bureau d’études.

6/ non-application des pénalités de retard aux différents entrepreneurs.

7/ Existence de grandes différences dans les prix de réalisations .

8/ Que les instigateurs ne sont que l’ex directeur le capitaine Daoui Mohamed et le lieutenant Khedim Madjid.

9/ Que leurs agissements de la sorte sont qualifiés vis à vis de la loi de coalition de fonctionnaires, de détournement de deniers publics et de concussion contre leur employeur : l’état algérien.

10/ Que la dilapidation des deniers publics par ces deux responsables sont également des infractions et des crimes économiques contre l’état algérien.

Devant toutes ces anomalies flagrantes qui ont engendré un grand retard dans la bonne marche des travaux au détriment de la protection civile sans pouvoir appliquer à ces entrepreneurs les pénalités de retard et la non-conformité des règles de l’art dans l’édification de ces trois unités de la protection.

En conséquence de quoi, il apparaît clairement que la protection civile a subi un grave préjudice tant moral que matériel de la part de ces entrepreneurs, du prétendu bureau d’études ainsi que des deux (2) anciens responsables (l’ex directeur et l’ex SALG ).

Des plaintes au niveau pénal ont été enregistrées de part et d’autre, ainsi que des actions au niveau administratif ont été enrôlées devant la cour d4illizi à l’encontre de l’ensemble des entrepreneurs à l’effet de désignation d’experts judiciaires ayant pour mission de déterminer tous ces abus et malfaçons, ainsi que les dommages-intérêts pour l’ensemble du grave préjudice qui a été causé à la protection civile.

Sur le plan interne et administratif, il y a lieu d’ordonner un contrôle financier rigoureux de la gestion de la direction de la protection civile de la wilaya d’Illizi du temps de l’Ex directeur le Capitaine Daoui Mohamed ainsi que celle de l’Actuel directeur l Capitaine Saâda Omar et ce dans le but de la manifestation de la vérité et de la préservation de la crédibilité de la protection civile.

Dans l’espoir de vous lire ;

Je vous prie d’agréer, monsieur le directeur général, l’assurance de ma parfaite considération.

Signé : L’avocat Benkaidali Djelloul.

                             —o—

 

Voici la traduction integrale de la lettre, adressée par El-Habiri au ministre de l’interieur, dans laquelle il m’endossait fallacieusement la responsabilité de toutes les irregularités signalées dans le rapport ci dessus. 

        A Monsieur le ministre d’état : Ministre de l’intérieur et des collectivités locales

 N° 8323/DGPC/2001 Le 05 septembre 2001   

OBJET : A/S de la proposition de mettre fin aux fonctions du directeur de la protection civile d’Illizi 

J’ai l’honneur de proposer à votre personnalité de mettre fin aux fonctions de Monsieur Saâda Omar, le directeur de la protection civile de la Wilaya d’Illizi et son remplacement par Monsieur (…). Cette proposition de révocation résulte d’une évaluation objective de la situation qui prévaut dans ce secteur pendant la période passé par l’interessé à la tête de la protection civile. Le service de la protection civile de cette wilaya souffre de plusieurs problèmes et autres manquements duent à l’indiscipline et le manque de maîtrise dans la gestion constatés par les missions d’enquêtes de l’inspection générale des service, la dernière datée du 23 au 30 mai 2001. 

Cette mauvaise situation, qui prévaut dans le service de la protection civile de la wilaya d’Illizi, est provoqué par les comportements négatifs du directeur actuel qui a pris des decisions irreflechies (?) sans informer l’administration centrale, notamment pour ce qui est de ses relations avec les autres services de la wilaya. Ce dernier a introduit l’administration de la protection civile dans des conflits judiciaires avec des services extérieurs (?) sans informer les services centraux, bien-qu’il était possible de les regler administrativement sans passer par la justice, en plus des autres agissements de l’interessés contraires à la déontologie de la profession(?). 

Cette évaluation est confirmée par monsieur le wali dans ses envois parvenus à mes services demandant la prise en charge serieuse de ce secteur ! La proposition de monsieur (…), Officier promu de l’école nationale de la protection civile, ayant assumé les mission de chef d’unité secondaire et principale et, actuellement, occupe le poste de chef de service de la protection générale dans la wilaya de (….). 

Les fonctions assumés par l’interessé et son expérience dans le domaine opérationnel, le prédestinent à regler les problèmes et les manques enregistrés au niveau de cette wilaya et la prise en charge convenavle des affaires de la gestion de ce secteur. Agréer monsieur le ministre d’Etat, l’expresiion de mes respets et de ma considération.

 Le directeur général de la protection civile Mustapha El-Habiri 

 

El Watan : Edition du 6 juillet 2004

  

CAPITAINE OMAR SAÂDA

Un rapport d’enquête travesti

Traîné devant les tribunaux par sa tutelle, obligé d’observer une grève de la faim pour revendiquer l’authenticité de son témoignage, consigné dans un ouvrage paru en 2002 sous le titre La déchéance administrative, le capitaine Omar Saâda, officier de la Protection civile aura vécu le calvaire pour avoir dénoncé la corruption qui gangrène l’institution à laquelle il appartient.

Directeur de la Protection civile de la wilaya d’Illizi jusqu’en 2001, cet officier a eu à constater un certain nombre d’anomalies, n’hésitant pas à les dénoncer malgré les pressions qu’il subira de la part de ceux dont les intérêts se trouvaient menacés et en dépit du mutisme et de l’indifférence affichés par sa tutelle. Pourtant, un certain 23 mai 2001, une commission d’enquête est enfin diligentée par le directeur général de la Protection civile, le colonel Lahbiri, afin de constater la véracité des malversations et autres harcèlements qui ont poussé le capitaine Saâda à déposer sa démission. Le rapport d’enquête adressé sous pli confidentiel au DG par le président de la commission, qui n’est autre que l’avocat de l’institution, confirme enfin les faits dénoncés par le capitaine Saâda et qui feront, une année plus tard, l’objet de son livre. « Détournement et dilapidation des deniers publics par le prédécesseur de Omar Saâda au poste de directeur de la Protection civile de la wilaya d’iIllizi, infractions qui constituent des crimes économiques contre l’Etat algérien », conclut le rapport de la commission d’enquête qui fait état également de l’esprit tribal qui a sous-tendu toutes les affaires douteuses de l’ancien responsable avec ses alliés et complices et des difficultés du nouveau directeur à redresser la barre. Le 5 septembre 2001, le directeur général de la Protection civile écrit pourtant au ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales pour lui proposer de mettre fin aux fonctions du capitaine Omar Saâda en prétextant son bilan négatif. Ne se contentant pas de cela, le responsable ira même jusqu’à s’appuyer sur le rapport de la commission d’enquête sus-citée mais en faisant endosser au capitaine Saâda la responsabilité de la mauvaise gestion, pendant que les vrais coupables continuaient, eux, de jouir de leur impunité !

Monia. Zorgane.

 

 

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Le félon des pompiers algériens.

22 octobre, 2007
Non classé | 431 réponses »

oma003.jpg      

Par l’ex capitaine Omar Saada                

   http://www.facebook.com/profile.php?id=100000284696828                            

Des ex collègues de la protection civile algérienne viennent de me faire part que l’ami du président algérien Abdellaziz Bouteflika, le colonel de l’armée Mustapha ( ou Lakhdar ) El-Habiri, le directeur général, ne cesse de se faire distinguer par des exhibitions, pour le moins, scandaleuses. Dernière parade : Il vient d’ouvrir une sorte de cabaret dans l’enceinte même du complexe national de la protection civile de Dar El-Beida. Quant aux traineuses-danseuses, elles ne sont autres que certaines filles de moeurs légers recrutées en qualité d’agents d’interventions. Et gare a celles qui refusent d’obtempérer à ses désirs, à l’exemple des trois filles de Sidi Bel Abbés, suspendues – ou révoquées – par un toutou d’El-Habiri, parce qu’elles ont refusées l’ordre établi. 

Ainsi donc, et après le bar et le « Hammam » qui existait déjà depuis 2004 au sein de ce complexe, dans lequel notre félon et les autres mafieux du régime algérien venaient passer de bons moment, sous l’ombre des eucalyptus, en transformant des valeureux pompiers en serviteurs de Whisky, El-Habiri passe a la vitesse supérieure en usant du chantage et de la menace. Cette fois, il veut faire des filles du peuple algérien des prostituées afin de combler ses instincts animaliers. Demain, s’il est laissé agir a sa guise, il ne faut pas se surprendre de le voir ouvrir une maison de tolérance, dont la rente lui permettra, ainsi qu’a son beau frère et associé, le général de l’importation du blé Larbi Belkheir, d’autres affaires fructueuses quelques part  en algerie. Il est en toute évidence clair que celui qui ne détient même pas un décret présidentiel de nomination, pour des raisons que Bouteflika ne semble pas ignorer, ne peut en aucun cas faire mieux. 

La honte au président algérien Abdelaziz Bouteflika et tant pis pour les pompiers qui laissent ce félon salir leur noble mission.       

                                       Le traitre    

                   Mustapha     habiri.jpg    El-Habiri

Ces valeureux pompiers ne meritent pas  que le félon

    ci-dessus porte atteinte a leur bonne reputation

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La marche générale des aberrations

22 octobre, 2007
Non classé | 12 réponses »

 Par Omar Saada, refugié en Norvege depuis 2005.

   C’est une de ces histoires, qui font rire mais  véridiques, que les Algériens vivent au quotidien. Elle concerne, justement, les ghettos créés par l’Etat, plutôt par la rue-publique de Bouteflika et de ses voyous au profit des sinistrés. Et les sinistrés en Algérie, c’est tout le peuple, je dis bien  tout le peuple, á l’exception  des serviteurs qui se sont dévoués dans ce qu’on appelle, chez nous, « echita » afin de plaire á leurs maîtres.  

     Je commence tout d’abord par le ghetto érigé au lieu dit « FAES », situé dans la périphérie ouest de BOUMERDES, non loin de CORSO, lieu ou j’ai habité plusieurs mois  suite au tremblement de terre qui a ébranlé la région le 21 mai 2003  et qui, selon les chiffres officiels, a fait pas moins de  2300 morts et 130000 de sans-abri. Les scouts (musulmans) algériens et l’UNJA, des organisations de l’ex et l’actuel parti unique, le FLN ou le RND, furent chargés de distribuer le fameux «repas chaud» promis par Bouteflika et ses larbins. Les voilà donc, ces bons élèves de la langue du bois et de l’oligarchie, à l’heure de la soupe, passant de tente en tente, ou plutôt de famille en famille, puisqu’il y avait deux familles par tente. Au menu : pâtes et oeufs durs. Sous les toiles surchauffées, en cette saison de grande chaleur, les spaghettis gelés n’ont aucun succès. Au bout d’un moment, un des scouts explose de colère : «Ils ont dit qu’il vous faut un repas chaud « (Bravo ! Lui ai-je lancé) …et de continuer « Celui qui ne prend pas les spaghettis n’aura pas droit à l’oeuf.» (Õ ! Pardon, je vous ai mal compris.). Un voisin de tente, ingénieur, n’en finit pas de me simuler la scène. Ce sont des gamins, à peine une ombre de moustache, mais, déjà, des vrais représentants du FLN et du RND. Ils ont ce geste sévère, cette manière de faire la bienfaisance comme on donne un coup de gourdin, façonnée par quarante ans de bureaucratie « FLNoRNDiste », dont les quinze dernières sous  l’état d’urgence.»   

Juste après le tremblement de terre, l’Algérie apparaît dévêtue. « Pourquoi nous énerver,  puisque nous sommes  sinistrés depuis le départ des français en 1962. Maintenant, nous avons  le statut, c’est tout », a dit un jeune Kabyle, ironiquement, à un représentant de l’Etat chargé de la gestion de notre ghetto. Au moment du sinistre, «ce sont les citoyens ordinaires qui nous ont aidé, se souvient Salah, un autre Kabyle, enseignant (En Algérie, on dirait qu’il n y a que les Kabyles qui osent dire les choses en face). En effet, ce sont les simples citoyens, des jeunes, majoritairement chômeurs, qui sont venus a notre rescousse avec  couverture,  pain,  fromage  et eau. Un commerçant d’Alger avait fait un mur de yaourts avec son propre stock. On mangeait mieux qu’en temps normal. Nous sommes restés plusieurs jours  rien qu’entre nous, les morts et les vivants ensemble. Mais sans eux, les autorités, et c’est tant mieux !

Quand les officiers de l’armée et des pompiers arrivèrent devant les immeubles effondrés, dans la cité 11 décembre de Boumerdes, 24 heures après le sinistre, ils n’avaient même pas une pioche ou une lampe a main. A REGHAIA, par exemple, où un immeuble d’habitation a pris feu, ils l’ont laissé brûler jusqu’à l’écroulement, puisque les malheureux sapeurs pompiers – ce n’est pas de leur faute – ont débarqué avec des tuyaux crevés, donc inefficaces. A BORDJ- MENAIL, Le premier responsable d’un ministère  de souveraineté,  spécialiste dans la torture et le vol de pharmacies, s’est phénoménalement justifié devant les citoyens « nous n’avons réalisé l’ampleur du drame que vingt-quatre heures plus tard, mais ne vous en faites pas, des bulldozers arriveront, a la première heure demain, et tout rentrera dans l’ordre ! ». Plus tard, un officier des services de sécurité n’a rien trouvé à faire que de brutaliser publiquement un malheureux sinistré qui a osé critiquer l’inertie de l’Etat : «Vous n’aurez  ni tente, ni aide. Et si vous voulez manifester, faites-le et vous verrez». Lors de ses premières visites sur les sites, la petite patronne Bouteflika a été reçue par des jets de pierres – les tomates  sont très chères – comme une nouvelle version des inondations de Bab-El-Oued qui avaient tourné à la protestation un an auparavant.

    Mais, cette fois, à notre grand bonheur, nous avons eu un peu plus de chance par rapport aux sinistrés du séisme de « Chlef » en 1980, de « Tipaza » en 1989, « Ain Temouchent », « Mascara »…… L’opinion internationale a sorti ses carnets de chèques. En Algérie, les élections présidentielles étaient prévues dans quelques mois. Et les deux pôles de contestation, les plus organisés, ont investi précipitamment le terrain de la solidarité que le pouvoir avait laissé en friche : les associations islamiques d’une part, et la région kabyle d’autre part, ont multiplié aides et distributions. Dès lors, il n’était plus possible pour les autorités de ne rien faire. « Le pouvoir ne peut tolérer de laisser agir les autres, surtout les intégristes et les Kabyles. Sinon, il n’est plus le pouvoir et aucun ne va croire, lors du prochain « referendum » présidentiel, que Bouteflika est effectivement arrivé en tête, dés le premier tour, sans bourrage des urnes  » tonna avec regret un député du FLN – ou du RND -  (ex et nouveau parti unique toujours aux commandes).

D’un coup, les autorités passeront du rien faire au tout faire. Elles, et rien qu’elles, prendront désormais les choses en main, du 200 % étatique, la gestion totale des ghettos depuis l’électricité gratuite, la soupe gratuite jusqu’aux gendarmes lourdement « vêtus » pour nous « surveiller ». Il ne faut surtout pas oublier les promesses non tenues de Bouteflika, notamment le relogement pour l’ensemble avant l’hiver, peut être même avant la fin de l’été. Aussi, et afin que le pouvoir soit pouvoir, tous les dons devront être remis et centralisés par les institutions de l’Etat, notamment l’armée, la protection civile et le Croissant Rouge algérien. Rapidement arrivées, avant même les équipes algériennes, les équipes de secours étrangères seront rapidement remerciées. Nous, nous aimons faire les choses a huit clos et nos problèmes nous les réglerons entre nous et, surtout, sans témoins.  

Sollicités face à la pénurie de tentes, les Etats-Unis, l’Italie, la France et même la Libye ont été priés de laisser leurs containers métalliques aux  autorités  algériennes : Ils seront nécessairement utiles pour héberger les citoyens. D’ailleurs, ils sont nettement mieux que les  chalets américains de l’Ouest algérois ( de Morreti, de Sidi Fredj  et de club des pins) qui n’ont coûté  presque rien au trésor public, si l’on considère la dette algérienne  et  la rente pétrolière…..toujours en hausses !                 

«Il nous a été dit sèchement que l’Etat avait le monopole de toute la distribution, explique un logisticien occidental. A partir de là, la solidarité internationale s’est ralentie, d’autant que beaucoup n’avaient pas encore oublié les inondations de Bab-El-Oued où des détournements massifs avaient eu lieu. Pour le cas de Bab-El-Oued et  les  détournements massifs  des dons étrangers, acheminés tout droit de l’aéroport Houari Boumediene de DAR-EL-BEIDA vers le parc national de la protection civile de la même ville, je suis plus que certain que ce n’est pas le colonel Mustapha El-Habiri, le DG de la protection civile, ni son larbin, le colonel Moussa Kaabache, l’inspecteur général,  qui oseront me contredire !                               

Une nouvelle fois donc, les caïds de la protection civile algérienne, ceux dont la raison d’être est de proposer les voies et les moyens pour alléger les effets dévastateurs de la catastrophe, occupèrent les devants de l’aéroport pour réceptionner les dons parvenant de l’occident. Ils ne manquèrent pas de coloniser également les médias, en ne laissant aucun espace à ceux qui ne sont pas des leurs. Ils se mirent à déverser  des arguments sortis du congélateur, les mêmes qu’ils ont servis, une année avant, lors des inondations de BAB-EL-OUED, pour tenter de convaincre une opinion publique, à la fois désabusée et incrédule, qu’ils ne sont pour rien dans  ce qui s’est passé et que c’est la faute aux autres, allant jusqu’à nous avancer que ces désastres sont dus à la manifestation d’un caprice de la nature !  La petite patronne pourchassée, la ou elle va, par des insultes et des jets de pierres, a raconté beaucoup de choses, en particulier que c’est la faute aux entrepreneurs, voire même aux trabendistes ! Tout le monde est fautif sauf ceux qui sont grassement payés pour veiller sur la sécurité des citoyens et ceux qui sont désignés pour traquer la corruption, racine mère des malfaçons. Ces derniers, qui  ont reçu de leurs glorieux ancêtres un enseignement expurgé de la pratique du vol, du mensonge et du remaniement de la brosse à reluire, sont désignés pour être livrés aux gémonies de la confrérie des caïds de tous bords.  Bref, je vais les laisser terminer le stock de nourriture dérobée, en attendant de nouvelles catastrophes, quant a moi, je vais revenir au plus sérieux.   

Sur la nationale 24 qui relie Alger à Boumerdès, une fourgonnette est arrêtée à un barrage de contrôle aux environs de HRAOUA. Vérification du coffre par les gendarmes, pendant que les trois jeunes occupants, presque des gamins, doivent lever les bras en l’air. «Ils transportent sans permission des bienfaits pour les sinistrés », explique l’un des gendarmes a son chef « Or les particuliers ne sont plus autorisés à donner,  seul l’Etat en a le droit de le faire» D’un des ballots apparaissent des vêtements et des paquets de biscuits. Confisqués. Un petit groupe d’automobilistes donne à un des jeunes le courage de protester : «C’est quoi ce pays où aider est crime ?» Permis de conduire saisi. «La prochaine fois, on prend aussi la camionnette.» L’un des jeunes marmonne «Dès qu’on s’organise nous-mêmes, ils deviennent enragés ( les autorités, ndlr.»

A ZEMMOURI, le courbet de ces « indignes » français qui nous ont laissés tel des orphelins qui n’ont personne pour les protéger, les sacs de vêtements offerts par des concitoyens forment un tas carbonisé. Le colonel, un certain Bouchakour, qui s’était proclamé «bouclier contre l’anarchie» dans la zone, les a brûlés. Il s’est déclaré Dieu sur terre. Nul n’avait le droit de le regarder dans les yeux. Il ne sait que donner des ordres et insulter…. les femmes !!  

Les  « Bouteflikistes » du milieu  politique et administratif se sont bagarrés pour placer leurs hommes à la direction des ghettos. « Sauf Bouteflika, il  ne faut en aucune façon que l’un ou l’autre tire profit de la situation», s’exclame un responsable du ministère de l’Intérieur. Le président Bouteflika, fidèle à la politique algérienne, obtempère en nommant les siens et les  leurs dans les préfectures et les mairies, il délègue même les petits fonctionnaires. Ceux qui acceptent de travailler pour le même objectif et les mêmes intérêts, notamment la fraude électorale.

A l’entrée de BOUMERDES, Hocine s’arrête devant la tente de l’administrateur. Il nargue : «Qui dirige ici ?» Autour, on trépigne : «L’UNJA.» C’est l’union nationale de la jeunesse algérienne, affiliée au FLN et au RND : L’administrateur est aussi du même clan ! Ce dernier « accepte les quotas de nourriture établis par le gouvernement et ne fait rien » tonne  Mokhtar. « Heureusement, je me fais passer pour un  militaire, et grâce à ça, je me permet d’arracher davantage pour moi et mes amis ».                  

Où sont passés les  dons ?                                                                                                       

Loin de satisfaire le minimum vital, chaque distribution de l’Etat exaspère davantage. Au ghetto de « Faes », la file d’attente s’agite alors qu’on donne des couvertures. «Ils gardent les bonnes choses pour eux et nous refilent les déchets», crie l’un. L’autre : «Où sont les dons internationaux ? On ne reçoit que des produits pourris». On scande le slogan, typiquement kabyle, «Pouvoir assassin». Entre les tentes, chacun raconte la corruption et les détournements. « Consigne du ministère de l’Intérieur : pas de protestations », explique un administrateur, « Si un site chauffe trop, ils nous ont conseillé une méthode : Recruter des hommes à 9 000 dinars (90 Euros, environ 15 % de plus que le SMIG algérien) parmi les sinistrés qui ont un comportement raisonnable ». En Algérie plus de 50 %  sont chômeurs. Alors, ils se mettent tous au garde-à-vous en espérant l’embauche.                              

Dans plusieurs ghettos, certaines familles ont accroché sur leur tente un panneau personnel. « Ici, sinistrés totalement sinistrés. » « Sinistrés à qui il ne reste rien du tout ».» « Famille sinistrée qui n’a pas de famille pour l’aider. » Devant l’échancrure d’une toile, une femme se rince les cheveux, l’autre s’est réfugiée un bon moment dans le WC collectif pour mieux respirer. C’est justement l’heure où les hommes sont priés d’aller faire un tour quelque part pour laisser les femmes sortir des tentes. Ça discute beaucoup dans les allées. « Quand on demande quelque chose aux autorités, on nous répond quel est votre numéro de tente ? Si tu n’en as pas, tu n’as pas droit à la parole, comme si tu venais d’une autre planète, que tu n’avais jamais habité l’Algérie. Ici, la preuve qu’on est algérien, c’est qu’on a une tente. Pas l’inverse. La tente, elle est devenue une pièce d’identité, une nationalité. » Alors, pour avoir la sienne, il a fallu courir et, parfois, implorer, voire  pleurer. Dans la distribution, les premiers servis par les autorités ont, bien sûr, été leurs connaissances et les béni-oui-oui. Les autres devaient s’inscrire sur la liste d’attente avant d’avoir le droit d’embarquer à bord d’une tente. Trois mois plus tard, un président d’APC (le maire) a annoncé à des pères de famille qui sollicitaient des baraques « c’est complet, vous êtes plus de 300 à attendre. Ce serait plus facile pour moi si vous étiez tous morts« .» Sans révolte, comme une évidence, une femme approuve : «C’est vrai qu’ici ils aiment les morts parce qu’ils savent quoi faire avec. Mais les vivants, c’est un problèmes pour eux, alors, c’est simple,  on les tue !!?» En Algérie on raconte qu’en 1979, juste après  son élection comme maire de la ville, un candidat FLN avait annoncé son programme : « Les premières cinq années, ce sera pour m’enrichir, moi et les miens. Si vous voulez quelque chose pour vous, il faudra que je décroche un deuxième mandat… » Incroyable :  il  était au courant  dejá  du programme électoral de  Bouteflika  !

Revenant aux choses sérieuses.

Comme partout donc, pas question en tout cas de s’éloigner des tentes suffocantes, de rater une seule distribution. Tout le monde avait bien sur le droit d’aller passer quelques heures dans un endroit plus confortable. Mais si quelque chose a lieu et que tu n’es pas là, tu peux tout perdre. Les autorités se disent : celui-là n’a besoin de rien.                                               

En effet, alors que la population sinistrée s’attendait à ce que les gesticulations et les discours suffiront pour aller au fond des choses, les conclusions qui s’en suivirent prennent a contre pied celles que les plus optimistes escomptaient. Une contre vérité que seule la gouvernance algérienne sait produire. La clémence de son verdict a rendu plus dramatique son incompétence et sa malhonnêteté. En Algérie, il y a des fonctionnaires, et ils sont connus, qui violent la loi. Il y en a d’autres, moins connus, qui falsifient la loi et il y a aussi Bouteflika qui protège tout ce monde. Les uns et les autres jouissent d’une impunité absolue. Sinon, comment expliquer que les dernières catastrophes ont fait, chez nous, un nombre démesuré de victimes et de sinistrés et, en même temps, un nombre non moins démesuré de milliardaires ? La gangrène sécrétée ; en Algérie, par les génies de l’anarchie est bien profonde !                                                                                                      Omar Saada

 
                                                                  

                                                                       —000—  

 

   L’ALGÉRIE,       le chagrin et la colère.  

          Reportage  

    publié par « le point » 

Edition N 1602 du 30/05/2003 page 44  

Olivier Weber  

Dévastée par un tremblement de terre, la petite Kabylie et la ville de Boumerdès remettent en cause les errements des dirigeants algériens.  

    Omar Saada a tout perdu, tout sauf son honneur de capitaine. Officier de la Protection civile algérienne, il a ressenti le terrible séisme dans tout son corps. Il s’est jeté au sol, le soulèvement de la terre s’est arrêté aux portes de son immeuble, et le monde a plongé dans un univers de chaos, de terreur et de désolation. Ancien directeur de la Protection civile de la wilaya d’Illizi, dans le sud algérien, ce quarantenaire volubile a la rage au coeur : il avait dénoncé l’an dernier les errances du gouvernement en matière de gestion des catastrophes dans un livre retentissant, au ton virulent, et qu’il avait titré « La Déchéance administrative ». Plusieurs journalistes avaient salué l’audace de l’officier des pompiers. La presse l’avait surnommé « capitaine courage ». « L’omerta, caractéristique des corps paramilitaires, vient d’être rompue pour la première fois par un officier de la protection civile » écrit le Soir d’Algérie. Puis le directeur de la Protection civile a dû démissionner. Trop dénonciateur. Trop dangereux. Ce qu’il remettait en cause, c’était toutes les pratiques de corruption du régime. « Les mandataires de l’injustice », comme il les surnomme, ont fini par avoir sa peau, lui, héros de la lutte contre la corruption. Alors, quand la terre d’Algérie a tremblé, quand les entrailles de son pays se sont ouvertes pour avaler nombre de ses voisins, là, sur la petite colline de Boumerdès, quelques minutes avant le coup d’envoi de la finale de la Coupe d’Europe, le capitaine déchu a aussitôt dévalé les escaliers. A vingt mètres de chez lui, la Cité du 11 décembre a quasiment disparu. On relève des centaines de morts dans la ville, plus de 2200 dans toute la contrée, de Zemmouri, la petite station balnéaire, l’ancienne Courbet des Français, jusqu’aux faubourgs d’Alger, et plus de 9000 blessés. Le sang d’Omar Saada n’a fait qu’un tour : ce séisme de 6,2 sur l’échelle de Richter (6,8 selon l’institut de sismologie de Denver aux États-Unis) ne pouvait malheureusement que démontrer ses dires. L’enrichissement de nombre de cadres de la fonction publique ; la corruption endémique ; les constructions sauvages ; le népotisme et la prévarication ; les marchés publics qui profitent à une certaine grange des cadres de l’État… Au milieu des décombres, le capitaine déchu a erré comme un fantôme, entre les survivants au visage ravagé par la douleur. On fouille les ruines au petit bonheur la chance, en guise de défi au funeste destin. On croit percevoir un souffle, et ce n’est que le vent, lugubre comme une promesse de mort qui soulèverait un voile jaunâtre. Le petit immeuble d’Omar Saada tient encore debout, et c’est un miracle si l’on ne compte aucune victime dans les étages. Mais le bâtiment est condamné par les fissures qui émergent sur la façade. Au coin de la rue, c’est un spectacle de champ de bataille : les dalles de béton se sont écroulées les unes sur les autres. Poutrelles enchevêtrées, murs écrasés entre lesquels apparaissent des corps, cris de douleur sous un tas de gravas. Le capitaine courage organise aussitôt les secours, puisque l’équipe de la Protection civile tarde à venir. Dans la ville paisible de Bourmerdès et ses environs, 91 immeubles collectifs et 570 maisons individuelles se sont effondrés. Sur la place voisine, l’horloge s’est arrêtée à 19 h 45. L’heure du drame, tandis que les télévisions plus loin continuaient de diffuser la finale de la coupe d’Europe. Quel paradoxe… Cette cité du 11 décembre, fruit elle aussi de la corruption, a piégé nombre de privilégiés et de profiteurs du système lorsque la terre s’est soulevée dans ses terribles hoquets. Là, le mètre carré s’est vendu plus cher qu’ailleurs : 4 millions de dinars, soit 40.000 euros, pour un 5 pièces de 130 m2, contre 2 millions dans les autres quartiers. « Et pourtant la qualité y est déplorable » fulmine le capitaine Omar Saada. Dans l’immeuble ratatiné où pend encore une serviette de bain comme un sinistre drapeau en berne, vivaient des cadres supérieurs, des avocats, des notaires, des entrepreneurs. Ils venaient d’emménager dans cette bâtisse de nouvelle génération. Eux aussi furent tous piégés. Rattrapés par l’hydre de la tchipa, la corruption. Plus loin, il ne reste d’une pharmacie, au rez-de-chaussée d’un petit immeuble, qu’un bocal de formol où gît un serpent qui semble encore prêt à mordre. Tel le capitaine courage, héraut de leurs doléances, le peuple algérien est en colère. Et les plaintes des rescapés, fantomatiques ombres couvertes de poussière, disent l’amertume de l’Algérie blessée, trahie par le pouvoir jugé incompétent. « Représentants de l’État, promoteurs, entrepreneurs, tous coupables » clamait lundi à la « une » le quotidien Liberté. A Thenia, petite ville posée sur de vertes collines dont les immeubles du centre se sont affaissés comme des châteaux de cartes, les rescapés, cinq jours après le drame dans la région la plus peuplée d’Algérie, n’ont toujours pas reçu de tentes pour s’abriter. Les denrées sont rarissimes, malgré les promesses des autorités et ce sont les paysans du bled, descendus de leurs montagnes, qui viennent offrir leurs maigres trésors, au bout d’une route encore hantée par les groupes islamistes. « Il faut leur donner à manger sinon ils vont finir par s’entre-tuer pour la nourriture ! » prévient le secouriste Samir. Quant aux engins de levage, ils sont largement insuffisants, malgré les plans d’urgence. A Zemmouri, épicentre du séisme, au bord de la Méditerranée, cette mer qui a reculé de deux cent mètres comme pour annoncer le mauvais présage avant de lancer ses vagues à l’assaut des premières maisons, le maire n’a même pas daigné se rendre au chevet des blessés. Le wali, le préfet de la région ? Il répond aux abonnés absents. Et ceux qui continuent au cinquième jour du drame à gratter le sol de la mosquée au minaret penché comme une sinistre tour de Pise ne sont que des volontaires, des gens du quartier, des chebabs, des jeunes venus du djebel pour prêter main forte aux hommes de bonne volonté de « Zemmouri la chahid », la ville martyre. Là priaient à l’heure du séisme des dizaines de croyants, comme dans 91 autres mosquées ravagées par le séisme. Là reposent des corps à l’odeur déjà pestilentielle. Linceul de béton. Sur un corps sans vie, un charognard a volé un portable. Courroux de la rue. Par un incroyable retournement, ce sont des fonctionnaires qui agonisent d’insultes les hiérarques de l’État. Tandis que deux sympathisants de l’ancien FIS, le Front Islamique du Salut, préfèrent s’en remettre à Dieu, « car c’est lui qui a voulu tout cela ». Alors les « frères », les sympathisants islamistes, barbus et en tunique traditionnelle, investissent les lieux de charité, jardins publics et squares de jeux où les rations et bouteilles d’eau sont entassées, convoyées par des voitures et camionnettes marquées « Tadhamoun », Solidarité. Alors, quand un expert désigné par les autorités pointe son nez, s’ensuivent des échauffourées et des coups de poing, de hargne, de vengeance. Alors, quand le président Bouteflika en personne débarque près de la mosquée aux murs cisaillés, c’est une nuée d’injures qui l’accueille et même une bouteille d’eau, ainsi que des jets de pierres sur son cortège. De cela, nulle trace dans les nouvelles télévisées. Mais plusieurs journaux se sont empressés de relayer l’information. « Démissionnez, monsieur Bouteflikla » a titré Le Matin. Depuis l’indépendance, aucun chef d’État algérien n’avait subi un tel affront. Dans la rue du 11 décembre, le capitaine Omar Saada clame avec la verve d’un tribun toute sa révolte, trop longtemps tue. Et la rue lui répond. Le « zilzel », le tremblement de terre, agit comme un tragique révélateur de toutes les frustrations accumulées, de tous les drames précédents, parti unique, sous-développement, islamisme et calamités mélangés. « Regardez les piliers des immeubles, lance le maçon Youssef Meslous : aucun ne suit la réglementation ! » Ce que confirme un ingénieur en équipements électriques : même les fondations ne répondent pas aux normes du terrain standard, alors qu’ici les ouvrages s’étiolent sur une faille sismique. « La tchipa concerne tous les niveaux, assure Jamel M., cadre de l’État : la promotion immobilière, la construction, les services des préfectures et des mairies ». L’épaisseur des barres de fer, destinées à armer le béton ? Elle est souvent de 16 mm ou de 14 mm quand un chiffre de 20 mm est généralement requis. Les étriers qui renforcent l’armature ? « A 8m d’épaisseur, la norme pour un immeuble de trois étages, c’est 4000 dinars (400 euros) le quintal ; à 6 mm, c’est 1200, et c’est ce que retiennent les entrepreneurs », dit le géologue Farid Saïdoun, qui a perdu son appartement de 130 m2, acheté 40.000 euros, « l’économie de toute une vie plus l’héritage de mon grand père ». La qualité du béton ? « On rechigne sur le ciment, normalement à 350 kilos par m3, et on augmente la proportion de sable, du sable sale, lance le chef de projet d’une entreprise de construction, 25 ans d’expérience, qui préfère garder l’anonymat. Les graviers ne sont jamais lavés, et l’acier, en provenance des pays de l’Est, est de piètre qualité. » A 70%, ces aciers sont recyclés, pratique interdite par les normes en vigueur. « C’est le gain facile ! « lance Hamid Belgacem, un technicien supérieur du bâtiment, à qui le chef d’entreprise demande régulièrement de faux certificats pour les contrôles. « Et alors, la CTC, la Commission Technique de Contrôle, ferme les yeux… » Au final, un entrepreneur peut gagner plusieurs centaines de milliers de dinars (plusieurs milliers d’euros) à chaque fois qu’il coule une dalle de béton pour un immeuble collectif. Un lieutenant-colonel de l’ANP (Armée Populaire de Libération) le confirme : « Il existe des traditions en Algérie qui font que l’on oublie bien souvent de se conformer à la loi… » Constat d’Assia Harchaoui, architecte et membre de la commission de l’environnement et de la ville au CNES (Conseil National Économique et Social) : « Dans le domaine de l’urbanisation, on s’aperçoit qu’il n’y a plus personne sur le terrain. » La corruption mise en cause après le drame de l’est algérois, c’est aussi celle de l’attribution des permis de construire. Un ingénieur de la DUC (Direction de l’Urbanisme et de la Construction) de Boumerdès avoue qu’aucune étude de terrain n’est demandée lors de la délivrance d’un permis. A un gros entrepreneur, on demande quelques points de pourcentage du prix de la construction pour que l’administration oublie le contrôle. « Les concessions illicites sont légion, ajoute l’ingénieur de la DUC : ensuite, on construit sans permis ». « Si l’État laisse les constructions illégales, dans 90% des cas, c’est pour être débarrassé de la crise du logement à moindres frais, dit le géologue Farid Saïdoun. Il y a en Algérie tout un profit de la calamité ». Accusée entre autres : la DLEP, la Direction du Logement et de l’Équipement Public, qui agit bien souvent en maître d’ouvrage pour des immeubles privés. Autre accusée : l’Entreprise Promotion du Logement Familial, qui a notamment construit la Cité des 120 logements à Corso, que des propriétaires veulent traîner en justice pour « homicides volontaires ». « Tout le monde se sert, à tous les niveaux des mairies, de la willaya et des départements de l’État, souffle le fonctionnaire de la DUC. Le pire, c’est que cela est devenu normal. Celui qui dans un bureau n’est pas corrompu est considéré comme anormal et n’a aucune chance de promotion. Pire, on le saque… » Comme le capitaine Omar Saad. Dans son livre, le « chef pompier » fustige les magouilles entre les services de la Protection Civile et tel ou tel bureau d’étude, les détournements de fonds publics, les arnaques sur les dépenses d’alimentation du personnel -souvent doublées, voire triplées-, les passe-droits et les connections véreuses avec d’autres services administratifs, les accointances entre représentants de l’État et bandits du sud-est algérien, dans la contrée où précisément ont été enlevés la trentaine de touristes occidentaux en février dernier. « La Protection civile d’Illizi était devenue une véritable vache à lait » confirme un journaliste de la Nouvelle République, qui précise que les ennuis du capitaine Saada ont commencé lorsqu’il a dénoncé la disparition de plus d’un million d’euros de projets dans son institution en 1996 et 1997. « L’incorruptible Omar Saada inquiéterait-il ? » s’interroge la presse algérienne. « La déchéance de l’État algérien, clame le capitaine Omar Saada, c’est toute une chaîne de responsabilités qui devient une chaîne d’irresponsabilités. Déjà, lors des inondations de Bab El Oued en 2001, une partie de l’aide humanitaire avait été détournée par les mêmes services. A la mafia de la construction, il faut ajouter la mafia des secours… » Ce combat, c’est désormais celui de sa vie. Un combat contre « les auteurs de détournements spectaculaires cautionnés par le silence d’une minorité d’acolytes au niveau de l’administration centrale ». Une vie où se croisent les fils des calamités et des drames politiques de l’après indépendance. Personne ne le fera taire, même pas le directeur général de la Protection civile qui a tenté d’empêcher la publication du livre, mais en vain, puisque le tribunal d’El Harrach, dans la banlieue d’Alger, s’est déclaré incompétent. Bouteflika lui-même a reçu une lettre d’Omar Saada, qui dénonce la prévarication de son institution. Né dans les gorges de Palestro, Omar Saada est fils de moudjahid, un combattant pour la libération, qui meurt quelques semaines après sa naissance, cinq ans après le déclenchement de la guérilla, exactement au même endroit. Militant du F.L.N. dans les années 80, il rejoint le corps des sapeurs-pompiers. Six jours plus tard, c’est le drame d’El Asnam, l’ancienne Orléansville, en octobre 1980. Une fillette de 4 ans, Nassima Howedj, dont le père meurt sous les décombres, en réchappe par miracle. Devenue voisine du capitaine des pompiers, à Boumerdès, elle ne survit pas au choc du 21 mai 2003. « On ne veut pas que la campagne électorale de Bouteflika commence sur les terres de la tragédie ! » hurle un ouvrier du bâtiment à Zemmouri, ville au coeur rasée et transformée en décor d’apocalypse. Conspué, vilipendé par la presse, le président serait-il lâché par les militaires, qui tirent les ficelles du pouvoir, un an avant les élections ? « Un signal on ne peut plus clair » dit un journaliste oranais. « Les grandes manoeuvres ont commencé, et les généraux resteront maîtres du pouvoir après le scrutin de 2004″ souffle un fonctionnaire de la mairie de Boudermès. Deux ans après les inondations de Bab El Oued, lorsque le pouvoir fut tancé pour son incapacité à organiser promptement les secours, le tremblement de terre pourrait remettre en question bien des certitudes. Un ras le bol sourd des quartiers populaires. Des fonctionnaires s’inquiètent des carences de l’État. Comme un symbole, même la Cour Suprême et la Bibliothèque Nationale à Alger arborent de graves lézardes. Fissurées, les temples de la loi et la mémoire ! Le capitaine Omar Saada n’est pas encore réhabilité, et peut être ne le sera-t’il jamais. Mais sa bataille ne fait que commencer. De la terre ouverte par les secousses des grandes profondeurs, c’est aussi toutes les affres de l’Algérie qui remontent comme un remugle tenace.  

© le point



14 octobre, 2007
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A lire l’intitulé  » la déchéance administrative » sur ce lien :

http://www.facebook.com/media/set/?set=a.489031871116298.120594.100000284696828&type=3&l=5817d51726

 

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      Richesse          ???            Pauvre

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   Immolation    Corruption         Harga

 

 

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J’accuse le régime algérien mafieux d y être indéniablement

    l’initiateur de toutes les infamies qui ont traîné le peuple 

             dans cette misère terrible, vérifiable et avérée. 

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        Ces énergumènes qui  ont trahi le  sang  des glorieux martyrs

 

 

 

 

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