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Archive pour le 17 mai, 2010


Quelques jours nous separent de la coupe du monde 2010.

17 mai, 2010
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 Il est clair que  le nouveau pharaon de l’Egypte, Hosni Moubarek, n’a fait aucun effort pour observer attentivement les événements regrettables qui ont accompagné les matchs de football qui ont eu lieu, le mois de décembre 2009, entre l’Algérie et l’Egypte. Mais je doit dire que ce dictateur qui, d’une part, a fait match nul (111 à 111) avec son homologue algérien, le président Bouteflika,  dans le classement international des pays les plus corrompus du monde et, d’autre part, dans la reconduction systématique de l’état de siège imposé aux peuples des deux nations, a usé de toutes les ignominies pour récupérer politiquement la mobilisation populaire dans son pays lors des deux rencontres de football au Caire et à Khartoum. Il a usé de cet événement sportif pour trainer son peuple dans un terrain autre que celui de la revendication légitime. Et c’est avec un savoir-faire phénoménal qu’il a dilué dans le délire et l’excitation les problèmes indubitables qui font manger le pain noir au peuple égyptien. 

    Mais, a priori, et par impartialité, je précise que la gouvernance de Bouteflika n’est pas passé a coté de tout ce qui s’est passé entre les deux pays, étant donné qu’elle a eu a profiter, elle aussi, de cet événement sportif, et ce, en faisant vivre les citoyens algériens dans une sorte de hallucination gommant, ne serait-ce temporairement,  leur soif de liberté, de justice sociale et d’une vie meilleure, quoique la gouvernance de Hosni Moubarek avait été la première à se lancer dans l’anathème,  l’invective et le dénigrement. 

    Il est clair  que la barbarie pharaonique avait commencé avec  l’attaque sanglante du bus de l’équipe nationale algérienne avant la première rencontre du Caire, le fait qui a eu des conséquences fatales sur le moral des joueurs et a permis, du coup,  aux pharaons de remporter le match par un score de 2/0. Ce résultat, pourtant positif pour les deux équipes, a fait croire aux égyptiens, surexcités par les gesticulations trop optimistes de leurs responsables politiques et sportifs,  que leur équipe est d’ores et déjà  en coupe du monde et que  le match de Khartoum n’est qu’une randonnée touristique.     

    Suite à cet acte des plus ignobles, les gouvernants égyptiens spécialisés dans la réalisation des scénarios de fiction, donc trompeurs, et au lieu de reconnaître les faits et les mettre sous le compte d’un groupe incontrôlable de voyous, ont  tenté par tous les moyens de masquer  la vérité de ce qui s’est passé. Ils ont même caché le bus bombardés avec des briques dans lequel certains joueurs ont été grièvement blessés (dont l’un a été traité avec quatre points de suture), avant de présenter devant les cameras de la télévision de Moubarek un faux chauffeur du bus en vu de contredire les déclarations des témoins. Les nouveaux pharaons égyptiens qui, vraisemblablement, avaient perdu les pédales dans la gestion de cette affaire scabreuse, sont allés encore plus loin en déclarant – a tout va – que cette affaire du bus est un scenario monté par la délégation algérienne, que les blessés se sont cognés sciemment la gueule contre des pierres, en ignorant apparemment que des membres de la Fédération internationale (FIFA) se déplaçaient dans une voiture derrière le bus, ainsi que des représentants de la télévision française qui ont constaté de visu, et filmé surtout, ce qui s’est passé.  
   

    Le silence incompris du dictateur égyptien a l’égard de cette première provocation et celles qui se succéderont par la suite contre l’hymne national, le drapeau algérien et  les insultes impardonnables a l’encontre les valeureux chouhadas, n’était qu’une carte blanche offerte a ses medias et ses deux fils Jamal et Alaa pour « enflammer » la foule de façon a organiser dans le calme la passation du pouvoir au profit de celui que tout le monde connait. Ceci étant, une banale rencontre de football entre deux pays « frères » avait été transformée en une sale guerre  politico-médiatique, dont les séquelles perdureront plusieurs années.   

    Ce fut certes un immense scandale « a l’égyptienne » de constater que le sieur Hosni Moubarak, qui n’a fait aucun effort pour soutenir les enfants de Gaza, lors de la dernière invasion israélienne, avait mobilisé sa famille, ses amis, ses collaborateurs, ses lèches-botte et ses médias afin de faire d’un banal match de football un triomphe contre son nouveau « ennemi », comme si le Rais voulait démontrer au monde qu’il a solutionné tous les problèmes qui rongent sa malheureuse nation et qu’il ne lui restait qu’a gagner ce match de qualification a la coupe du monde pour qu’il devienne le président de la plus grande puissance démocratique et économique du monde.      ‘

    En vérité, et si ce n’est le but de Antar Yahia qui a brouillé, à Oum Dermane, toutes les cartes du nouveau pharaon de « Oum Eddounia », le match de Khartoum auraient été d’un apport majeur à la famille de Moubarek. Cette dernière, qui a tenté en vain  de faire de cet événement une réalisation historique a même d’attiser le sentiment nationaliste de la population Egyptienne afin de transmettre dans le calme le pouvoir du père au fils, n’a jamais été aussi active, sauf quand il s’agit d’exténuer le moindre sentiment attisé pour défendre la justice sociale et faire face aussi et surtout à l’hégémonie et a l’arrogance israélienne.  

    Les événements regrettables entre les deux pays, essentiellement après le match de Khartoum, n’ont été donc que le résultat de la dangereuse escalade verbale des medias égyptiens qui, au fil des jours, s’est transformée en un véritable affrontement entre les citoyens des deux pays, notamment sur youtube et facebook. Le monde a assisté abasourdi à des actes et des attaques d’un autre âge contre le peuple algérien, des insultes obscènes qui m’ont convaincu personnellement que (l’Egypte de Moubarak)  n’est ni un pays respectable, ni une nation civilisée, mais un pays ou prospère l’hypocrisie, le mensonge et de la danse avec le ventre.  Je ne veux pas revenir sur les insultes lancées contre les symboles de l’Algérie, mais je souligne que les propos absurdes  lâchés a tord et a travers à l’encontre de nos valeureux chouhadas, ont engendré  une plaie  profonde, dans les relations bilatérales des deux pays, qui ne saurait être colmatée à cours terme. 

     L’Egypte de Hosni, Jamal et Alaa Moubarek, qui s’est honteusement métamorphosée  en victime quémandant pitié et compassion, au moment ou tous les témoignages confirmaient le contraire, a perdu définitivement le privilège immérité de la plus grande nation arabe et le brin de crédibilité qui lui restait du temps de Jamal Abdennacer,.  La petitesse de ses medias,  de ses personnalités, a fait que les Egyptiens, eux même, avaient honte d’appartenir à cette nouvelle Egypte devenue la « croupe » du monde suite aux agissements infects de  ses  nouveaux pharaons :  Hosni, Jamal et Alaa Moubarek.     

Omar.Saada

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