Pays riche, peuple pauvre !

Bienvenue sur le blog d’Omar Saada.

26
oct 2007
Prenez ce que vous voulez et foutez le camp !
Posté dans Non classé par pompier003 à 5:17 | Pas de réponses »

  

 Il n’était, certes, pas trop tôt qu’un algérien, aujourd’hui en exil, fils d’un combattant pour la liberté, issu des quartiers populaires, revendique le droit et l’équité dans son pays ruiné en amont et en aval par le pouvoir en place et qui sied depuis toujours. Un algérien qui contribue par son crayon afin de briser le mur du silence – plutôt de l’omerta – face aux maux grandissant de la nation algérienne que certains tentent vainement de nous occulter. Les uns, en les corroborant par les mensonges officiels et les informations des journaux «du service», et les autres, en les imposant à travers une répression féroce sous la houlette sinistre d’un système en faillite.   

Avant lui, d’autres auteurs, chanteurs engagées, journalistes et poètes, ont, eux aussi, crié haut et fort, chacun à sa façon, les méfaits dont use la pègre qui ronge le corps algérien malade, afin de rompre le profond sommeil qui paralysent la société. Les moult pressions, les chantages et, parfois, les menaces de mort prônées par le pouvoir en place – et qui sied depuis toujours – pour les défaire de leur fidélité au serment, n’ont engendré finalement que l’effet inverse : s’accrocher davantage au déni de taire notre descente infernale vers le néant et permettre au peuple de se saisir de l’image reflétant l’incroyable supercherie dont il fut proie à perpétuité, ce qui s’explique à travers les cris de colère cyclique que font retentir terriblement nos rues ces derniers temps. Et c’est précisément là que réside le facteur nettement apparent qui suffit, à lui seul, de rassurer les plus sceptiques que notre inéluctable victoire est proche.   

Il faut reconnaître tout de même que si pour bon nombre de nos écrivains le recours à l’écriture, en tant que moyen de résistance contre les oligarques qui ont tronqué notre passé, accablé notre présent et hypothéqué notre avenir, en lui étreignant les équivoques les plus certains, n’a été envisagé qu’après avoir quitter le territoire. Pour d’autres, fort heureusement minoritaire – ici ou là-bas – leur « vocation » d’écrivains n’a jamais été dénué d’arrières pensée apparentes. Ces derniers, ( a l’exemple du  criminel Khaled Nezzar), en empruntant tardivement la voie de la raison, ne visaient en vérité qu’à semer la poudre dans les yeux et s’en sortir indemnes, sains et saufs, pas de suite, pour ne pas devoir rendre des comptes sur des crimes qu’ils ont commis envers leur propre pays à un moment donné de son histoire. Ces «repentis», après avoir rusé, planifié et perpétré des massacres collectifs contre un peuple frustré et séparé du monde, se sont métamorphosés – comme par enchantement – à travers les alinéas insultants de leurs plumitifs, en probes algériens et en écrivains chevronnés.   

Certains s’étonneront sans doute de ma reconversion dans l’écriture en dépit de mon niveau assez modeste. Je tiens à reconnaître donc que l’érige de ce défi ne m’a été possible que grâce à ma volonté de dévoiler les agissements ignobles qui nous ont empoisonné la vie. Mais, désormais, devant l’étendue de notre hécatombe, ça m’est devenu une exigence capitale de poursuivre le combat que j’ai entamé, tout d’abord en Algérie. Cependant, je dois affirmer de prime abord que même si l’acte d’écrire sur nos malheurs, en Algérie ou a l’étranger, semble être dangereux et insensé au regard des risques encourus, je préfère les prendre ces risques et de ne plus cautionner par mon silence l’avortement grandissant que subit toute la génération qui vit l’ère de l’indépendance avec ses paradoxes ostensiblement répartis sur chaque empan de l’aire tyrannique de notre pays.  

   Et pourtant, Ces paradoxes se sont nettement justifiés lorsqu’on a constaté la conséquence tragique de la liberté arrachée avec assez de sacrifices, dont le coup est estimé a des millions de martyrs, tous tombés pour que l’ânesse dévore ce que le bœuf a labouré. Une doctrine, plutôt un système mafieux, s’est propagée à une allure qui dépasse l’entendement. Un pourrissement, puis un autre pourrissement, puis un autre, se sont succédés à la bonne gestion où toute l’administration est, aujourd’hui, gangrenée par des rapaces lancés corps et âme dans l’appropriation obligée et illégale des biens et la corruption. L’homme valable n’est plus au poste. La médiocrité, soutenue en pleine lumière du jour, ravage les institutions de l’Etat.    Dès l’avènement de notre (in)dépendance, l’immobilisme et l’incompétence ont été admis au détriment de l’activité, la rénovation et le savoir-faire. Le silence voulu, par ceux qui occupent les palais de l’Etat, a mis dans le doute la droiture du pouvoir en place. La gabegie a débarqué dans l’arène pour favoriser les uns et ignorer les autres, enrichir beaucoup plus les riches et appauvrir davantage les pauvres. La justice, ce pilier fondamental de toutes les nations, ulcérée par la fraude et les pots-de-vin, a permis aux coupables de se muer en innocents par l’intention d’instaurer tantôt une jungle où les lièvres occupent le trône en asservissant nos lions au profit de ces loups nationalistes, et tantôt un pays où tout le monde conçoit une justice inique qu’on ne rencontre que dans la république platonique.    

En dépit de tout cela, on constate sur un autre plan qu’au moment où personne ne croit plus à tout ce qui peut advenir de la part du système en place, ses plumitifs, qui ont Marchandé la morale humaine en échange de privilèges éphémères, ne baissent pas les bras et continuent d’étaler leur poison sur la voie publique ; Des mensonges créés de toutes pièces et façonnés sous le contrôle tenace «des services. Ces plumitifs, en s’apercevant que ni le ridicule ni le cynisme ne tuaient, n’hésitent point à aller de l’avant de l’endoctrinement dévastateur au profit du bercail des illettrés qui les manipulent. Les uns et les autres se sont engagés résolument dans cette voie et nous, relégués à l’arrière, subissons le sort de ceux qui sont dépassés par les événements. Notre destinée, terrassée par les tenants de l’immobilisme et de la routine, et notre combat privé de soutien indispensable de l’opinion populaire, se désagrège progressivement à la grande satisfaction de tous les traîtres de la nation.   

L’Algérie – la notre – nous a été confiée par les valeureux martyrs et nous devons à tout prix la protéger. Donc, il est grand temps pour nous, les femmes et les hommes de l’Algérie, de nous mobiliser pour faire face à ces bêtes immondes et sortir notre pays de l’impasse. Nous devons rehausser le drapeau, qui, a l’heure actuelle, traîne dans la boue, et rétablir un état de droit dans le respect de la loi. Nous sommes plus que jamais interpellés à dénoncer les gouvernants algériens qui se sont érigés tuteurs du peuple affamé et meurtri. Ne succombons pas à la passivité et à l’indifférence quand notre présent ainsi que l’avenir de nos enfants est en jeu. Ne cédons pas enfin à la fatalité d’un pouvoir que le système continue à imposer après tant de larmes, de sang et de feu. Il y va de notre survie, de la survie des générations futures. 

   Qu’on m’accuse d’être un verbeux, incitant le peuple à prendre ses responsabilités et d’en user de ses devoirs pour défaire un pouvoir, consacré royaume par ses soins des dizaines d’années durant, n’est pas pour me gêner outre mesure. Les scribouillards de pacotille qui travestissent, sinon occultent à escient la vérité doivent comprendre que ma personne ne mérite pas que j’y m’attarde longtemps. Le peuple, oui ! L’avenir de notre nation, oui ! La justice sociale, oui ! La transparence, oui ! La démocratie et son corollaire la liberté d’expression, oui ! Le reste, je m’en moque éperdument, car il n’est que soliloques destinés au divertissement de la galerie politico-médiatique.    

Quant aux enjeux – les leurs – c’est simple pour eux, ils sont basiques. Même s’ils utilisent à tort et à travers le plus-que-parfait du subjonctif que plus personne d’ailleurs n’utilise, leurs mathématiques sont élémentaires : ils additionnent leurs amis, soustraient leurs ennemis, multiplient leur fortune et divisent le peuple.     Les verbeux de la démocratie, de la transparence, de la légalité et de la liberté d’expression ont au moins le mérite de dire haut et fort, et avec la plus grande clarté, ce que sont les enjeux en cours, les risques potentiels et, surtout, la moins pires des solutions : mafieux qui gouvernent l’Algérie, Foutez le camp !                                                                                                                  


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