Pays riche, peuple pauvre !

Bienvenue sur le blog d’Omar Saada.

  • Accueil
  • > Archives pour le Mardi 23 octobre 2007
Archive pour le 23 octobre, 2007


Et ça repart…

23 octobre, 2007
Non classé | 55 réponses »



Et                                            

ça

repart…              


                   

  Meme si vos balles tuent, me voila toujours vivant.

                                                                   ( Matoub Lounes) 

                                                                                                                                              

    Officier  de  la  protection  civile algérienne (ou des sapeurs pompiers). J’en ai fait une carrière professionnelle de vingt cinq ans. Carrière qu’un stigmate de la mafia algérienne, au pouvoir, a brisé dans un simple haussement d’épaule.  Il s’agit du triste colonel Mustapha El-Habiri, DGPC, beau-frère du »vrai » président, plutôt du vrai cancer de l’Algérie : le général Larbi Belkheir. Ces deux despotes du régime continuent, toute honte bue, de téter les dernières gouttes de la vache laitière : l’Algérie, sous l’œil maternel de la petite patronne Bouteflika. 

     J’avais le grade de capitaine. Que m’a-il reproché, El-Habiri ? D’avoir le statut de fils de Chahid et, lui, de Harki. De l’avoir défié en m’exprimant librement dans un livre de dénonciation (la déchéance administrative) que j’ai publié en Algérie. D’avoir étalé sur la voie publique les scandales de la corruption et du détournement des deniers publics dans l’institution qu’il dirige, le corps des sapeurs pompiers en occurrence. D’avoir révélé dans mes rapports tout d’abord, puis dans mon livre, que des hauts fonctionnaires de la (rue-publique) algérienne étaient au courant pour certains ou étaient complices pour d’autres ? De m’être adressé régulièrement à la presse indépendante pour briser la loi du silence et de l’OMERTA ? D’avoir mené une grève de la faim d’un mois – et un sit-in de dix mois – au siège de la centrale syndicale d’Alger (UGTA), à deux pas de la présidence, du parlement, du ministère de l’intérieur, de la justice – pour faire entendre ma voix ? D’avoir brisé – comment pouvait-je faire autrement – le tabou de la prévarication que le régime Bouteflikien considère : Obligation de réserve ! 

Au jour d’aujourd’hui, lorsqu’il m’arrive, parfois, de passer en revue ce questionnement, je comprends pour quelle raison les griefs de l’empire mafieux d’El-Habiri et de Belkheir, à mon égard, étaient nombreux et accablants. Et pourtant, les faits – et qui ne sont que partiels – de corruption, du moins dans l’institution de la protection civile sont indéniables, vérifiables et avérés. Et le colonel El-Habiri, son puissant beau-frère et leurs sbires le savaient, comme ils devaient savoir aussi que ce qui s’est passé à Illizi, là où j’ai assumé mes fonctions de directeur départemental, n’est pas exceptionnel, et que l’exception réside dans ma démarche de refuser de me taire et de dénoncer ensuite leurs agissements ignominieux et leur implication dans des scandales divers, notamment financiers. J’ai respecté au début la voie hiérarchique, avant de rendre les faits publics face leur l’inertie, voire à la complicité de ces derniers.     

Craignant que mes témoignages fassent boule de neige et que d’autres révélations parviennent par-ci par-la, mon bourreau et les autres « personnes-alitées » de l’administration et de la justice, que j’ai eu à dénoncer nommément, ont visiblement paniqué face à la tournure prise par les événements. Donc, première mesure prise – d’autant plus que ma démission de ma fonction supérieure les a surpris- me faire taire définitivement, ce qu’ils n’arriveront jamais à obtenir. 

Qu’à cela ne tienne : Dès la publication de mon livre, en août 2002, incriminant des administrateurs, des magistrats, des entrepreneurs et des commerçants, le colonel Mustapha El-Habiri, le directeur général du corps des pompiers, qui a refusé des demandes d’interview de la presse, décida illégalement de me suspendre de mes fonctions avec traduction en conseil de discipline : Il n’a pas omis cependant de me proposer officieusement, par le biais de ses émissaires, qui n’agissent que de nuit, de contredire par voie de presse mes propres révélations, afin de ne pas aller finir mes jours en prison.       

tunis1.jpgtunis2.jpg

         A Tunis, le 11 juillet 2005, jour de mon départ pour la Norvege

En effet, le long périple que j’ai survécu en Algérie et, plus tard, au Maroc, en Libye et en Tunisie, avant de me réfugier en Norvège, pour fuir le sort subi par Hafnaoui ghoul et Mohamed Benchicou que les dictateurs algériens ont  condamnés injustement pour leurs écrits, m’a provoqué, ainsi qu’a ma famille, des préjudices et des pertes inestimables, s’ajouteront les dégâts psychologiques et les traumatismes moraux nés de ma situation inextricablement instable : le bonheur familial s’était rompu, les enfants privés de la chaleur paternelle, ma famille a été dépossédée de tout, tout, y compris – tenez vous bien – de ses droits de remboursement des frais médicaux.     

ugta002.jpg

Là aussi, je ne plie pas et ne cède pas à ces nouvelles tentatives de mise au pas. C’était pourtant dur, très dur pour moi et les miens, de survivre plusieurs années sans un sou : le chantage par la faim ne réussit pas. Moi et les miens sommes restés plus déterminés que jamais à ne pas reculer d’un pouce. Le chef des pompiers, dévoué à la politique mise en train par Bouteflika, utilise l’arme de la justice : plusieurs plaintes simultanées furent déposées à mon encontre, dont plusieurs par lui-même, avec des plaintes pour obtenir le retrait du livre des librairies. Peines perdues ; les tribunaux d’Alger, de Bab-El-Oued et d’El-Harrach l’ont débouté à propos de la diffusion du livre, mais d’autres procès en diffamation seront programmés plus tard. 

       Première parade, tout à fait singulière : lors du procès d’une affaire intentée par El-Habiri au tribunal d’El-Harrach, en janvier 2003, notre officier supérieur de l’armée, et haut responsable de surcroît, n’a pas « rougit » en quémandant au juge des dommages intérêts de 100 millions ; Le vieux grippe-sou venait d’entamer, ici, une nouvelle étape dans sa course vers l’enrichissement illicite, dont l’objectif d’achever à la hâte la réalisation de son port de plaisance de Bordj-El-Bahri et ses autres projets d’Alger, d’Adrar, de Tiaret, de Ghardaia …..Et c’est grâce à des probes de l’appareil judiciaire – ils ne sont pas nombreux hélas- que j’ai été innocenté dans la totalité des affaires. En se voyant débouté et traîné dans la boue, la réaction de mon bourreau ne s’est pas fait attendre. En effet, ce dernier s’est distingué, encore une fois, par une autre parade, tout à fait illégale : faire dépendre sa décision de ma réintégration dans mes fonctions de l’évolution future de ses plaintes en justice. Si (lorsque) les tribunaux me condamnent, il exigera ma révocation, ce qu’il n’a pas osé faire, il a attendu que les autres décident à sa place : il n’avait qu’à se cacher derrière. 

Deux ans passent, alors qu’El-Habiri ne parvient toujours pas à décrocher « la médaille escomptée ». Un harcèlement judiciaire unique en son genre sera mis en branle à mon encontre (25 affaires au total). Mais, contrairement a ses  »erreurs » commises par le passé, et aidé en cela par le silence complice de Bouteflika, il m’a préfabriqué un dossier, montés de toutes pièces, afin de me charger des culpabilités imaginaires. Le « puissant colonel » El-Habiri s’est honteusement dégalonné, en se métamorphosant en une pitoyable victime, pour implorer les nègres de l’appareil judiciaire de venir à sa rescousse. On trouve toujours ceux qui acceptent de se faire acheter lorsqu’on cherche, tels Kaddour Berradja, le procureur général d’Alger ( Il ne faut pas s’en étonner de le voir promus au poste de ministre de la justice lors du prochain remaniement ministériel) ou encore les magistrats : Bounoua Abdeljouad, Sakfali salim et Hamouche Noureddine de la justice d’Illizi, qui m’ont jugé et condamné – par contumace – avec une rapidité incompatible avec la lenteur habituelle de la justice algérienne. 

     En dépit de tout cela, me voila toujours vivant, toujours intact et plus déterminé qu’avant, grâce à Dieu et aux hommes qui sont parvenus à mettre bas les « hommelettes ». Et que mes jeunes enfants, qui gardent inscrits dans leur chair les souvenirs amers de ma lutte, de notre lutte, me pardonnent de les rappeler autant de fois, afin qu’ils restent gravée dans leur mémoire. Car un homme ne peut devenir homme, dans le sens le plus fort du terme, s’il n’a pas de mémoire. Et C’est pour cette raison que ma lutte n’est pas encore terminée. Elle ne prendra fin que lorsque justice sera rendue et que mes bourreaux auront fait face à leur passé. Puisse l’avenir y contribuer !

Les hommes :

Kjell Olaf Jensen   Hari Kunzru      Rudolf geel       Lucy Popescu

    kjell.jpg      hari.jpg        geel.jpg      lucy.jpg

Dr. PEN, Norge.   PEN, England      Dr. NOVIB       PEN.England

Les hommelettes :

Bouteflika              Zerhouni          El-Habiri            Belkhir

 boutef.jpg    zerh.jpg   habiri1.jpg        larbi.jpg

le psychopate    le tortionnaire    le repris de justice    le criminel

               —o— 

j10.jpg

        *Voici un résumé des faits, vérifiables a travers les documents que je détiens.  

Alors que j’assumais la fonction de directeur départemental de la Protection Civile D’Illizi, entre 1998 et 2001, j’avais entrepris une série d’actions qui m’ont permis de mettre à nu des trafics innombrables, dont le peuple algérien pauvre en est victime. Des malversations, qui ont causé non seulement des dizaines de milliards de pertes au trésor public, mais ont permis à des délinquants de l’administration de se faire d’immenses fortunes dans un laps de temps. Ces mêmes « responsables » sont associés à des milieux divers, tout particulièrement à des cadres du ministère de l’intérieur, à des représentants de l’Etat au niveau local, à des entrepreneurs et des commerçants malveillants… et j’en passe. Cette armada de corrompus, afin d’amasser des milliards, en usant de la malversation et le vol, avait mis à profit la violence, pour ne pas dire la guerre civile, que connaît l’Algérie.  

     Au moment donc où l’Algérie brûlait et baignait dans le sang, la région d’Illizi était devenue un endroit propice pour construire des fortunes loin de tout contrôle. Des minables magouilleurs se sont transformés, en l’espace de quelques années, en richissimes hommes d’affaires, à l’exemple de : Manja Omar (Lieutenant colonel) : Ex directeur central au ministère de l’intérieur/DGPC ( occupant actuellement la fonction d’inspecteur central) – Kaabache moussa ( Colonel) : Inspecteur général des services au ministère de l’intérieur/DGPC- Imoune Mokrane (comptable) : Ex Directeur du budget a la DGPC ( promu récemment au poste de directeur central de la logistique et des infrastructures au ministère de l’intérieur/DGPC.- Seddiki Said (métreur vérificateur) : Intégriste détenteur d’un bureau d’étude (non agrée) grâce aux largesses du préfet d’Illizi. – Khedim Madjid : Intégriste ( fonctionnaire ) issu d’une famille d’entrepreneurs et de commerçants spécialisés dans le vol, les trafics en tout genre et la corruption.- Daoui Mohamed : Intégriste et Ex directeur départemental dans le sud, poursuivis par la justice pour trafic de cigarettes étrangères. Actuellement député ! 

daoui.jpg

Daoui Mohamed

- niveau scolaire : 2eme AS

- Ex directeur de wilaya de la protection civile(Illizi, Ghardaia)

- A dilapidé plus de 24 milliards en  3 ans et est impliqué dans une affaire de trafic de la cigarette etrangere.

- ex militant du « FIS »,

- ex maire « RND » de Rouissat (Ouargla),

- deputé « FNA »…

- allez comprendre quelque chose á ce charabia !

 halouf.jpg

Le fils de Harki

Khedim Madjid

- Complice de Daoui
-Niveau scolaire : 2eme AS

-Ex SAL de la DPC D’Illizi

- Ex militant du FIS

-Manieur de brosse.

-Auteur d’un dètournement de plusieurs millions de dinars.

- Officier a Hassi Messaoud ( Ouargla) depuis 2001.

harki.jpg

Copie de la lettre adressé, par le père de Khedim Madjid, au sécretariat d’état francais chargé des anciens combattants et victimes de guerre, sollicitant une pension et une carte de combattant.

 

Ce n’est que tard que je me suis rendu compte que ces derniers sont soutenus et protégés par leurs complices, dont des décideurs de l’état, notamment le chef de cabinet du président, le général major Larbi Belkheir, et Mustapha El-Habiri..    Tout en assumant ma mission de gestion et de pompier, Je n’ai ménagé aucun effort pour fouiner dans les dossiers afin de mettre à nu et combattre cet empire mafieux. J’avais cru que Bouteflika disait vrai – dans ses discours et ses déclarations – lorsqu’il prétendait déclarer la guerre aux traîtres de la nation.  Cet état de fait m’avait contraint de déposer ma démission (de la responsabilité seulement) pour des raisons diverses, particulièrement les menaces de trabendistes notoires que l’Etat présente comme étant des Emirs terroristes activant dans le sud. Une année plus tard, j’ai publié, à travers un livre, mes témoignages et des documents reflétant détournements, falsification et abus divers ! La première copie de l’édition fut envoyée – sous pli recommandé et avec accusé de réception – au président Bouteflika. 

Par cette démarche inhabituel dans les pays de non droit, nous nous sommes retrouvés, moi et ma famille, une cible à abattre par les « hommelettes » du pouvoir, alors que le président Bouteflika, interpellé autant de fois par des O.N.G, par mes requêtes et par la presse (sans parler de notre entretien verbal) faisait la sourde oreille en dépit de sa promesse qu’il m’a faite, le 30 mai 2003. Pendant quatre ans, les amis du président m’ont fait vivre un véritable cauchemar et une souffrance que peu de gens peuvent en imaginer s’ils ne l’ont pas vécue.  

   Conclusion 

«Nul n’est au-dessus de la loi » ronronne Bouteflika dans ses discours transmis quotidiennement par L’ENTV ( la chaîne algérienne unique et orpheline). Mais, dans l’état actuel des choses, je me contente de poser une seule question à ceux qui continuent de l’applaudir : Est-ce que les Algériens, les vrais, peuvent espérer à ce que «votre président» se décide, un jour, d’aller soigner sa «diarrhée verbale» pour passer aux choses sérieuses ? C’est avec amertume que je pose cette question, et avec anxiété que j’attends une réponse, si réponse il y a, ce dont je doute ! 

                                         —o— 

*Voici le rapport d’enquête établis par une commission d’inspection - quelques jours après ma démission – qui confirme l’authenticité des faits publié dans la déchéance administrative :  

 

El Harrach le 01 juin 2001

MAITRE BENKAIDALI Djelloul

Avocat agrée à la cour suprême

14 Avenue Gheboub Boualem

El Harrach

A Monsieur le directeur général

de la protection civile. 19 rue,

Rabah Maidat – Alger-

Objet : Rapport sur la situation qui prévaut au niveau de la direction de la protection civile de la wilaya d’Illizi

Monsieur le directeur général,

J’ai le plaisir de vous relater les faits et causes de l’enquête que vous avez diligentée sur la situation qui prévaut à la direction de la protection civile de la wilaya d’Illizi.

La commission d’enquête était composée de Messieurs :

-Belgacem Slimane, sous directeur des infrastructures au sein de la direction des liaisons et des infrastructures.

-Abada Omar, Capitaine chef de bureau au sein de cette sous direction.

-Betchana Nacereddine, capitaine chef de bureau du contentieux au sein de la direction du personnel et de la formation.

-Et moi-même.

Cette commission s’est étalée du 23/5/2001 au 30/05/ 2001 inclus.

A/ Situation antérieure à la nomination.

Le capitaine Saâda Omar, directeur de la protection civile de la wilaya d’Illizi, avait été installé dans ses fonctions en 1998, en remplacement du capitaine Daoui Mohamed muté à Ghardaia.

Un procès verbal de passation de service fut établi en bonne et due forme le 22 août 1998 faisant ressortir la continuation et le suivi des projets suivant :

1/ Construction d’une unité principale de la protection civile d’Illizi dont les travaux ont atteint un taux de 70°/°.

2/ Construction d’une unité secondaire à Djanet dont le projet n’a pas encore démarré.

3/ Construction d’un poste avancé de la protection civile à Bordj-Omar-Driss dont les travaux ont débuté. 

1°/ Gestion proprement dite du capitaine Daoui Mohamed :

L’ensemble des travaux de construction de ces trois unités de la protection civile avait été confiée à des prétendus entrepreneurs de la tribu des Rouissat de Ouargla dont sont issus l’ex directeur d’Illizi le capitaine Daoui Mohamed et le lieutenant Khedim Madjid.

Il est de même pour le prétendu bureau d’études qui était censé suivre ces travaux, dont son gérant est le sieur Seddiki Said qui ne s’est jamais donné la peine d’effectuer des visites sur le site des chantiers et ce suivant ses propres aveux en désignant des préposés incompétents.

Il y a lieu de signaler que le sieur Seddiki Said est également de la tribu des Rouissat de Ouargla, ce qui a constitué un groupe d’intérêt pour l’ensemble de ces opérations.

Malgré sa lourde responsabilité, ce prétendu bureau d’études a failli à ses obligations contractuelles (voir le procès verbal de réunion en la présence de son responsable du 26/05/2001.

De ce procès verbal, il apparaît clairement que la responsabilité de ce prétendu bureau d’études est entièrement engagée, en ce qu’il n’a jamais fait de réserves sur les malfaçons de ces constructions qui ne répondent ni aux règles élémentaires de l’urbanisme, d’architecture et de construction, ni l’application des pénalités de retard causé par l’ensemble des entrepreneurs.

Il est à signaler qu’il nous a été remis par l’actuel directeur des formulaires de factures vierges des différents entrepreneurs de Ouargla cachetées et signées ainsi qu’un cachet humide de la quincaillerie Korichi, lesquels documents étaient utilisés par les anciens responsables en produisant (5) cinq devis pour le choix de l’entrepreneur (Procédés illégaux car il s’agit de blanc seing interdit par la loi

2°/ Démission du chef de service de l’administration et logistique (SALG) le lieutenant Khedim Madjid et sa mutation sur Ouargla.

En date du 30 août 2000 le lieutenant Khedim Madjid chef de service SALG a déposé sa démission de ce poste de responsabilité et par la même sa mutation hors la Wilaya d’Illizi.

Ces deux demandes avaient été acceptées et le lieutenant Khedim Madjid fut muté à la direction de la protection civile de la Wilaya de Ouargla.

Malgré cette mutation officielle, ce dernier ne s’est jamais arrêté de s’immiscer dans les affaires de gestion de la wilaya d’Illizi.

Voyant la réaction positive du directeur actuel le capitaine Saâda Omar, qui leur a fermé toutes les issues, l’ex directeur d’Illizi le capitaine Daoui Mohamed en concertation avec Khedim Madjid ont commencé par des moyens frauduleux à lui nuire par des empiétements très graves tels que la concussion et le trafic d’influence à l’effet de bloquer toute initiative de directeur actuel.

Leur intervention constante sur le cours des opérations de construction des trois projets d’Illizi cités supra et leur influence nuisible ont causé de véritables dégâts à la direction de la protection civile d’Illizi.

A titre d’exemple, le lieutenant Khedim Madjid ex SALG d’Illizi a donné son accord à l’entrepreneur Rahmani Ali pour le maintien du mauvais carrelage et ce par lettre du 20 juin 2000.

Mieux encore, et malgré sa mutation vers la Wilaya de Ouargla, il a refusé et refuse de libérer le logement de fonction, qui lui a été attribué sous le prétendu motif fallacieux qu’il ne libérera ce logement que sur ordre de monsieur le Wali d’Illizi. ( voir lettre du 04/05/2001)

Devant ce refus, le directeur actuel s’est vu démuni de toutes prérogatives pour agir et récupérer ce logement en sa qualité de directeur responsable de la protection civile de la wilaya d’Illizi.

3°/ L’actuel directeur n’a pu résister à toutes ces manipulations.

L’actuel directeur n’a cessé de signaler ces interventions manifestes, ces influences et ce harcèlement à la direction générale qui avait dépêché plusieurs commissions à l’effet de la manifestation de la vérité.

A/ Il y a eu le déplacement de monsieur le directeur des infrastructures et liaisons fin de l’année 1998.

B/ Les œuvres sociales au début de l’année 1999.

C/ Plusieurs architectes en octobre 1999.

D/ Et dernièrement fin septembre début octobre, l’inspection générale.

Au vu de ces constatations, la direction générale n’a pris aucune mesure d’assainissement et de surcroît la wilaya d’Illizi a pris la mesure de retirer la délégation de pouvoir au directeur actuel !

Se voyant seul, démuni d tous les moyens de défense, harcelé de toute part par des dépassements très graves, l’actuel directeur a pris la décision de demissionner.

Voyant arriver ladite commission, l’actuel directeur s’est vu réconforté et tout est rentré dans l’ordre au niveau d’Illizi où cette commission a travaillé d’arrache pied avec abnégation et objectivité.Conclusion : Il résulte de tout ce qui précède :

1/ Que le prétendu bureau d’études «bureau des ingénieurs» dirigé par le sieur Seddiki Said n’est pas agrée par l’ordre des architectes.

2/ L’enregistrement d’un grand retard dans la réalisation des ouvrages.

3/ L’absence totale du suivi technique par ce prétendu bureau d’études.

4/ Les procès verbaux ne sont pas conformes à la législation en vigueur.

5/ non-respect de ses obligations contractuelles par ce prétendu bureau d’études.

6/ non-application des pénalités de retard aux différents entrepreneurs.

7/ Existence de grandes différences dans les prix de réalisations .

8/ Que les instigateurs ne sont que l’ex directeur le capitaine Daoui Mohamed et le lieutenant Khedim Madjid.

9/ Que leurs agissements de la sorte sont qualifiés vis à vis de la loi de coalition de fonctionnaires, de détournement de deniers publics et de concussion contre leur employeur : l’état algérien.

10/ Que la dilapidation des deniers publics par ces deux responsables sont également des infractions et des crimes économiques contre l’état algérien.

Devant toutes ces anomalies flagrantes qui ont engendré un grand retard dans la bonne marche des travaux au détriment de la protection civile sans pouvoir appliquer à ces entrepreneurs les pénalités de retard et la non-conformité des règles de l’art dans l’édification de ces trois unités de la protection.

En conséquence de quoi, il apparaît clairement que la protection civile a subi un grave préjudice tant moral que matériel de la part de ces entrepreneurs, du prétendu bureau d’études ainsi que des deux (2) anciens responsables (l’ex directeur et l’ex SALG ).

Des plaintes au niveau pénal ont été enregistrées de part et d’autre, ainsi que des actions au niveau administratif ont été enrôlées devant la cour d4illizi à l’encontre de l’ensemble des entrepreneurs à l’effet de désignation d’experts judiciaires ayant pour mission de déterminer tous ces abus et malfaçons, ainsi que les dommages-intérêts pour l’ensemble du grave préjudice qui a été causé à la protection civile.

Sur le plan interne et administratif, il y a lieu d’ordonner un contrôle financier rigoureux de la gestion de la direction de la protection civile de la wilaya d’Illizi du temps de l’Ex directeur le Capitaine Daoui Mohamed ainsi que celle de l’Actuel directeur l Capitaine Saâda Omar et ce dans le but de la manifestation de la vérité et de la préservation de la crédibilité de la protection civile.

Dans l’espoir de vous lire ;

Je vous prie d’agréer, monsieur le directeur général, l’assurance de ma parfaite considération.

Signé : L’avocat Benkaidali Djelloul.

                             —o—

 

Voici la traduction integrale de la lettre, adressée par El-Habiri au ministre de l’interieur, dans laquelle il m’endossait fallacieusement la responsabilité de toutes les irregularités signalées dans le rapport ci dessus. 

        A Monsieur le ministre d’état : Ministre de l’intérieur et des collectivités locales

 N° 8323/DGPC/2001 Le 05 septembre 2001   

OBJET : A/S de la proposition de mettre fin aux fonctions du directeur de la protection civile d’Illizi 

J’ai l’honneur de proposer à votre personnalité de mettre fin aux fonctions de Monsieur Saâda Omar, le directeur de la protection civile de la Wilaya d’Illizi et son remplacement par Monsieur (…). Cette proposition de révocation résulte d’une évaluation objective de la situation qui prévaut dans ce secteur pendant la période passé par l’interessé à la tête de la protection civile. Le service de la protection civile de cette wilaya souffre de plusieurs problèmes et autres manquements duent à l’indiscipline et le manque de maîtrise dans la gestion constatés par les missions d’enquêtes de l’inspection générale des service, la dernière datée du 23 au 30 mai 2001. 

Cette mauvaise situation, qui prévaut dans le service de la protection civile de la wilaya d’Illizi, est provoqué par les comportements négatifs du directeur actuel qui a pris des decisions irreflechies (?) sans informer l’administration centrale, notamment pour ce qui est de ses relations avec les autres services de la wilaya. Ce dernier a introduit l’administration de la protection civile dans des conflits judiciaires avec des services extérieurs (?) sans informer les services centraux, bien-qu’il était possible de les regler administrativement sans passer par la justice, en plus des autres agissements de l’interessés contraires à la déontologie de la profession(?). 

Cette évaluation est confirmée par monsieur le wali dans ses envois parvenus à mes services demandant la prise en charge serieuse de ce secteur ! La proposition de monsieur (…), Officier promu de l’école nationale de la protection civile, ayant assumé les mission de chef d’unité secondaire et principale et, actuellement, occupe le poste de chef de service de la protection générale dans la wilaya de (….). 

Les fonctions assumés par l’interessé et son expérience dans le domaine opérationnel, le prédestinent à regler les problèmes et les manques enregistrés au niveau de cette wilaya et la prise en charge convenavle des affaires de la gestion de ce secteur. Agréer monsieur le ministre d’Etat, l’expresiion de mes respets et de ma considération.

 Le directeur général de la protection civile Mustapha El-Habiri 

 

El Watan : Edition du 6 juillet 2004

  

CAPITAINE OMAR SAÂDA

Un rapport d’enquête travesti

Traîné devant les tribunaux par sa tutelle, obligé d’observer une grève de la faim pour revendiquer l’authenticité de son témoignage, consigné dans un ouvrage paru en 2002 sous le titre La déchéance administrative, le capitaine Omar Saâda, officier de la Protection civile aura vécu le calvaire pour avoir dénoncé la corruption qui gangrène l’institution à laquelle il appartient.

Directeur de la Protection civile de la wilaya d’Illizi jusqu’en 2001, cet officier a eu à constater un certain nombre d’anomalies, n’hésitant pas à les dénoncer malgré les pressions qu’il subira de la part de ceux dont les intérêts se trouvaient menacés et en dépit du mutisme et de l’indifférence affichés par sa tutelle. Pourtant, un certain 23 mai 2001, une commission d’enquête est enfin diligentée par le directeur général de la Protection civile, le colonel Lahbiri, afin de constater la véracité des malversations et autres harcèlements qui ont poussé le capitaine Saâda à déposer sa démission. Le rapport d’enquête adressé sous pli confidentiel au DG par le président de la commission, qui n’est autre que l’avocat de l’institution, confirme enfin les faits dénoncés par le capitaine Saâda et qui feront, une année plus tard, l’objet de son livre. « Détournement et dilapidation des deniers publics par le prédécesseur de Omar Saâda au poste de directeur de la Protection civile de la wilaya d’iIllizi, infractions qui constituent des crimes économiques contre l’Etat algérien », conclut le rapport de la commission d’enquête qui fait état également de l’esprit tribal qui a sous-tendu toutes les affaires douteuses de l’ancien responsable avec ses alliés et complices et des difficultés du nouveau directeur à redresser la barre. Le 5 septembre 2001, le directeur général de la Protection civile écrit pourtant au ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales pour lui proposer de mettre fin aux fonctions du capitaine Omar Saâda en prétextant son bilan négatif. Ne se contentant pas de cela, le responsable ira même jusqu’à s’appuyer sur le rapport de la commission d’enquête sus-citée mais en faisant endosser au capitaine Saâda la responsabilité de la mauvaise gestion, pendant que les vrais coupables continuaient, eux, de jouir de leur impunité !

Monia. Zorgane.

 

 

Plus d’articles sur : pompier003.unblog.fr

Association pour une Meille... |
NON A GILBERT ANNETTE |
Nantes Démocrate 2008 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | saharalibre75
| romaindesforges
| LGP 2008